Histoire

On peut considérer que Mélagues connaît son apogée durant le XIXème siècle. A l’époque, la commune englobait les villages de Tauriac et Arnac séparés en 1872 et comptait environ 2000 habitants.

melagues-passage-du-boucher Les commerces foisonnaient également avec pas moins de trois hôtels-restaurants, deux laiteries mais aussi des commerçants ambulants (deux épiciers, un boucher, deux boulangers et un marchand de fruits et légumes). La commune avait son propre prêtre qui dirigeait les offices ainsi qu’une école avec une classe de garçons et une de filles. La fonction religieuse rythmait la vie du village, notamment avec la messe du dimanche.
Les exploitations agricoles étaient environ au nombre de trente. Elles étaient assez petites et pouvaient s’étendre sur une dizaine d’hectares avec un petit troupeau de brebis, un lopin de terre, un jardin potager auxquels venaient s’annexer les terrains communaux.

Les machines agricoles étaient encore rudimentaires. On utilisait la faux pour le melagues-ramassage-du-foin-a-la-fourchefoin, la faucille pour les céréales et on battait le grain avec un fléau. Les travaux étaient assistés par un attelage de bœufs ou de vaches. Par exemple, la ferme de Marcou était considérée comme relativement grande puisqu’elle s’étendait sur une trentaine d’hectares, sans compter les terrains communaux et le bois. De plus, elle comptait un troupeau de vaches, et un de brebis, autre preuve de richesse.

Pour les travaux exigeant une importante main d’œuvre comme la fenaison ou le battage, on faisait appel à des journaliers qui venaient de petits villages du nord de l’Hérault. On les payait rarement en argent. En échange de leur travail, ils se voyaient offrir quelques sacs de blé ou de pommes de terre.

Cette économie de troc avec l’Hérault s’effectuait aussi pour les produits agricoles de la montagne que l’on échangeait contre le vin ou le charbon du bassin houiller de Graissessac. En effet, les rapports marchands étaient beaucoup moins fréquents qu’aujourd’hui.

Mairie

mairie-de-melagues

Le Bourg, 12360 Mélagues

tél : 0565995303

fax : 0565995348

commune.melagues@gmail.com

 

Permanences de la Mairie :

Sylviane ALINAT, secrétaire : le mardi de 10h à 14h en continu.

Jean MILESI, maire : le samedi de 15h à 17h : A noter : en raison des obligations ponctuelles du maire et conseiller général, les permanences du samedi peuvent ne pas être assurées. En cas d’urgence, laisser un message sur le répondeur de Jean MILESI, au 0565995176

Cyber-base

Depuis 1999, la mairie de Mélagues abrite la Cyber-base qui offre aux habitants et aux gens de passage un accès à Internet ainsi qu’à de nombreux programmes informatiques.

La Cyber-base vous offre :

  • internet
  • imprimer, copier,
  • photos : imprimer, retoucher, scanner, numérisation à partir des phototypes
  • plastifier
  • bibliothèque gratuite (pièce d’identité nécessaire)
  • vente des guides de randonnées, cartes postales, calendrier

Abonnement (1 an)

  • adulte 15€
  • couple 25€
  • famille 30€
  • mineur 10€

ou 1€ de l’heure

cyber-base Les horaires :

mardi 13h – 17h,

mercredi 13h – 17h

jeudi 13h – 17h

05.65.99.54.10 mairie.melagues@orange.fr

Nouvelles

LES NOUVELLES DE MELAGUES – JANVIER 2020
Avec ce numéro, nous reprenons nos rubriques habituelles, en espérant que les responsables mondiaux sauront retrouver les chemins de la sagesse.
Car nous savons bien que nos destins individuels sont liés au destin du monde. Nous n’avons qu’une seule planète : et il suffit de deux ou trois irresponsables,
nantis de pouvoirs incontrôlés, pour que nous n’ayons plus de maison.
Cela dit, il est encore temps de vous présenter mes vœux. Je vais le faire sous la forme d’un poème : car la forme poétique, plus exigeante, donne une force
supplémentaire à l’expression.

Déjà le carrousel de l’année qui s’efface
A cessé de tourner pour l’œil des caméras.
Des jours évanouis d’autres prennent la place,
Page blanche où demain l’histoire s’écrira.
Rien ne sera facile en ces moments d’angoisse
Qui voient bouleverser les lois de l’univers.
Dans ce vaste combat, imprimons notre trace :
Il faut entrer dans l’avenir les yeux ouverts.
Car il ne faudrait pas que notre République,
Sous de mauvais bergers reniant son devoir,
Ne vienne à démentir que notre loi s’applique
A tous les citoyens, égaux en son pouvoir.
Je voudrais, pour ma part, en ces jours du solstice,
Malgré l’obscurité qui voile nos regards,
Voir vivre parmi nous les valeurs de justice,
De paix, de liberté, d’altruisme et d’espoir.
Et je voudrais aussi pour chacun, pour chacune,
Cette part de bonheur qui vous est destinée.
Alors, tout simplement, sans effleurer la lune,
Je vous dis de grand cœur : Bonne et Heureuse Année !
La météo
Janvier, mois du dieu romain Janus, à double face – l’une vers le passé, l’autre vers l’avenir – , va-t-il nous démontrer tout son savoir-faire ?
Jusqu’ici, les excès ont été évités. Les premières semaines du mois ont été assez douces, ensoleillées parfois.
Mais ensuite, le temps s’est rafraîchi : les petits matins se sont révélés plus rigoureux, avec des températures voisines du zéro degré, un peu au-dessus, un peu en dessous. Ni le jour, ni la nuit, le thermomètre n’a enregistré de fortes différences.
Mais voici que Météo France nous promet, pour les jours prochains,
une chute des températures, accompagnée, sur le Roussillon, d’un épisode
pluvio-neigeux qui promet d’être sévère.
Toute la question est de savoir jusqu’où remonteront ces intempéries :
sur les départements voisins, tels l’Aude, l’Hérault et peut-être le Sud-Aveyron ?
N’oublions pas que l’hiver n’en est qu’à son premier mois !
Nous avons déjà, dans notre région limitrophe de l’Hérault, enregistré plusieurs jours de brouillard. Et la neige, finalement, a fait son apparition.
L’unité des Chrétiens
La période que nous vivons me rappelle de lointains souvenirs de mes
années de jeunesse, en internat, dans un lycée catholique. En effet, il existait
alors, du 18 au 25 janvier, une semaine de prières pour l’unité des chrétiens.
Pour nous, lycéens, elle était très bien placée : vers le milieu de la
période entre les vacances de Noël et celles de Carnaval. A vrai dire, l’unité des chrétiens n’était pas vraiment notre tasse de thé ! C’était pour nous un moyen d’imaginer des vacances qui se prolongeraient dans nos rêves, ce qui nous aidait à résister au spleen de la saison d’hiver !
La source des religions
J’ai parlé de tasse de thé : c’est que, parmi les Chrétiens égarés à ramener au bercail, il y a aussi les Anglicans. On se figure toujours que le fondateur d’une religion est un prophète dûment labellisé, apportant une doctrine et une morale originales.
C’est le lieu de rappeler que la religion anglicane a été « bricolée » par le roi Henry VIII d’Angleterre, car le pape avait refusé d’annuler le mariage avec
sa première épouse.
Henri VIII s’est donc déclaré chef de l’Église d’Angleterre, ce qui lui a permis d’épouser successivement six autres femmes. Depuis (c’était en 1533),
les Anglicans font bande à part, et c’est la reine Elizabeth qui est le chef nominal de cette religion !
Heureusement, comme ses prédécesseurs, elle a eu la sagesse de
partager sa prérogative avec l’archevêque de Canterbury ! Ce qui fait plus
sérieux (sans parler des chapeaux !).
A côté de ces religions anciennes, notre époque voit se développer le
phénomène des sectes, qui fondent leur influence sur la crédulité publique, et
sur la puissance financière qu’elles parviennent à acquérir. Des gens comme
Donald TRUMP sont partiellement entre les mains de ces sectes, dont le pouvoir
s’exerce au premier degré sur les esprits faibles. Lesquels sont aussi des
électeurs.
Le point sur l’éolien
La société SAMEOLE, dont le parc se situe sur les crêtes du Ferrio et de
Faviès, est devenue, au 1er janvier 2020, une filiale à 100 % de la société
ENGIE.
Malgré cette absorption, la société SAMEOLE, qui conserve une
existence juridique, a tenu à honorer les engagements pris avec la mairie, dès
le début du projet, il y a environ dix ans.
Le 10 janvier, le conseil municipal, en présence d’Élise TOURPIN,
représentant la société SAMEOLE, a donné son accord au projet de bail de
location de 5 parcelles de terrain communal, pour l’implantation de 5 éoliennes de 2,3 MW chacune.
La location rapportera chaque année à la commune environ 65 000 €,
indexés, plus 2 000 € d’indemnités diverses (usage de la voirie communale,
entreposage de matériel, etc…).
A cela s’ajoute une indemnité de 6 500 €, en une seule fois, pour le
passage des câbles. A noter : dans chaque parcelle recevant une éolienne, seul
est loué l’espace suffisant pour l’implantation de l’aérogénérateur. Le reste de la parcelle reste ouvert aux activités agricoles et aux loisirs.
Le bail prendra effet dès le début de la construction des éoliennes, au
moment où le poste source des Rocs blancs sera mis en chantier.
Si l’on ajoute aux loyers et indemnités l’impôt foncier revenant à la commune et le fonds de concours de la communauté, les finances communales seront abondées sans souci : songeons que la dotation de l’État n’est aujourd’hui que de 80 000 € environ. L’ensemble des revenus de ce parc éolien peut être évalué à 150 000 €.
Le 17 janvier, je me suis rendu chez Maître GAUCI, notaire, pour signer
avec lui la demande d’enregistrement du transfert à la commune des anciens
biens sectionnaux. Cela clôture définitivement une longue histoire, sur laquelle
il n’y a pas lieu de revenir : chacun la connaît !!
Histoires de Consuls
En cette période préélectorale, il n’est pas sans intérêt de se rappeler
une anecdote célèbre. Les consuls de Rome, élus pour un an, étaient deux :
quand ils n’étaient pas du même parti, ils gouvernaient un jour chacun. Ce qui
veut dire que l’un avait tout loisir, s’il n’était pas d’accord, de défaire le
lendemain ce que l’autre avait fait la veille. Or, il advint que, la même année,
César, au faîte de sa gloire, avait été élu Consul.
Son collègue, qui appartenait au parti opposé, était beaucoup moins
connu : il avait pour nom Bibulus. En théorie, les deux disposaient d’un pouvoir
équivalent. Mais César s’appuyait sur son armée, stationnée aux portes de
Rome ; et Bibulus n’avait pour légitimité que son élection. Aussi n’osait-il pas
critiquer les décisions de César, car la force n’était pas de son côté.
Il avait donc imaginé une astuce pour que César soit empêché d’agir.
Avant toute décision officielle, les consuls devaient sacrifier une volaille sur
l’autel de la Patrie.
Quand c’était le jour de Bibulus, le prêtre sacrificateur, examinant les
entrailles de la victime (le foie, le cœur, les intestins), complice de Bibulus, y
décelait toujours quelque défaut. Alors, Bibulus se hâtait de proclamer :
« alio die », « un autre jour ».
Il n’y avait aucun argument pour s’opposer au constat du prêtre.
Et César, ainsi, se trouvait dans l’obligation de remettre à plus tard son
projet.
Aujourd’hui, il n’est pas besoin de grand-prêtre pour retarder les décisions de l’État : l’incurie de nos technocrates est amplement suffisante. Je trouve cependant une application pratique dans cette anecdote.
Ayant finalement décidé d’être à nouveau candidat à la mairie de
MELAGUES, bien que je ne sois pas César, je ne veux aucun Bibulus (ni aucune
Bibula) sur la liste qui vous sera proposée.
Que les choses soient bien claires : si je ne parviens pas à composer
une liste dont tous les membres auront la volonté de travailler dans l’intérêt
général, je ne serai pas candidat.
En tant que maire, j’estime n’avoir plus rien à prouver. Je pourrais
donc, sans regrets superflus, m’atteler à la rédaction de mes mémoires (j’ai
beaucoup d’archives). En revanche, si je parviens à recruter six colistiers de
bonne volonté (ce qui ne veut pas dire des béni-oui-oui), alors, il sera
intéressant de s’atteler à d’autres tâches.
Et je me sens tout à fait en capacité de continuer, au service de notre
collectivité, sans faire la moindre différence entre partisans et adversaires,
comme je l’ai toujours fait.
Actualité immédiate
Bouygues Telecom envisage d’équiper Mélagues d’un pylône
téléphonique pour la 4G, à installer sur une hauteur. Je reçois leur équipe en
mairie, le 6 février en matinée, pour commencer à discuter du projet. Pour le
moment, je n’ai pas de précision de calendrier. Vous serez tenus au courant.
Énigme
Quand nous frappons deux oeufs durs l’un contre l’autre, il y a toujours
une coquille qui se fend en premier. Quelqu’un saurait-il nous apprendre
pourquoi ? Je n’ai pas la solution !
Requiem
Yves ARVIEU, de la Devèze, nous a quittés ce mois-ci. Il avait fait sa
carrière professionnelle au service de l’Équipement, et s’était fait connaître par ses capacités de saxophoniste, de chanteur et d’animateur. Retiré à la Maison de Retraite de Brusque, il laissera le souvenir d’un joyeux compagnon, apprécié de tous, pour sa bonne humeur et sa convivialité.

RÊVE D’AQUARELLE
Si j’étais un peintre, je te donnerais les couleurs les plus belles,
Je ne suis qu’une femme et, pour mon aquarelle,
Je n’ai que mon crayon
Pour peindre des mots qui deviennent des phrases
Et parfois des brouillons.
Je voudrais t’offrir, posée sur un chevalet,
Une toile bien blanche, où le rêve exalté
Trouverait, par le biais des pinceaux,
Les lignes et les points qu’il lui faut.
Cet imaginaire tableau aux nuances fragiles,
Né de mon cœur pour ton âme subtile,
Aurait sa place dans ton jardin secret.
Je te le donne et il n’appartient qu’à toi,
Garde-le tendrement, et surtout n’oublie pas
Qu’un rêve d’aquarelle, dans un ciel étoilé,
Peut offrir un amour par nul autre égalé.
Brigitte