Cyber-base

Depuis 1999, la mairie de Mélagues abrite la Cyber-base qui offre aux habitants et aux gens de passage un accès à Internet ainsi qu’à de nombreux programmes informatiques.

La Cyber-base vous offre :

  • internet
  • imprimer, copier,
  • photos : imprimer, retoucher, scanner, numérisation à partir des phototypes
  • plastifier
  • bibliothèque gratuite (pièce d’identité nécessaire)
  • vente des guides de randonnées, cartes postales, calendrier

Abonnement (1 an)

  • adulte 15€
  • couple 25€
  • famille 30€
  • mineur 10€

ou 1€ de l’heure

cyber-base Les horaires :

mardi 9h – 14h,

mercredi 9h – 13h

vendredi 9h – 12h

05.65.99.54.10 mairie.melagues@orange.fr

Nouvelles

Ce numéro vous parvient avec plus d’une semaine de retard. Pour l’essentiel, celui-ci est dû à une nouvelle panne d’internet, qui a sérieusement perturbé la confection du journal. Nous en sommes désolés, car nous tenons à honorer la fidélité de notre rendez-vous mensuel.

Départ d’un ami de Mélagues

Madame Lydie MELCHERS nous a fait part du décès de son époux, monsieur Jean-Pierre MELCHERS, survenu le 20 décembre 2018 à l’âge de 77 ans. Décédé à Marseille, lieu de résidence principal de la famille, il y a été inhumé le 26 décembre.

Nous adressons à son épouse et aux siens l’expression de nos sincères condoléances.

La météo

Tout compte fait, le mois de janvier a nettement manifesté la présence de l’hiver. Peu d’ensoleillement. Quelques jours de bourrasques en tempêtes. Des nuits fraîches, avec des températures négatives, et des petits matins jusqu’à -7 degrés.

La neige par récidive, avec cette dernière semaine, une quinzaine de centimètres. Et parfois une pluie verglaçante, imperceptible à l’oeil, génératrice de surprises désagréables sur la route.

On a pu observer des cartes météo étrangement découpées, dans le sens vertical, avec des différences marquées entre l’est, zone continentale liée à l’Europe terrienne, l’ouest, zone océanique influencée par le grand large, et le centre, zone d’affrontement aux contours incertains et au climat perturbé.

Il ne nous reste plus qu’à vérifier la véracité du dicton : « A la chandeleur, l’hiver cesse ou prend rigueur ». Sans oublier cet autre plus optimiste « Neige de février tient comme l’eau dans un panier ».

Boutons d’or et colchiques

Au fur et à mesure que se déroulent les samedis de manifestations, ce que nous pressentions se vérifie : les « gilets jaunes » sont de plus en plus l’alibi des « colchiques », ces manifestants permanents, à l’affût de tout ce qui peut être pillé ou cassé, sans idéologie sinon celle du nihilisme. Quand à leur « représentativité », elle est de l’ordre de 0, 12%, ou, pour dire autrement, 1 sur 833, si l’on prend pour base les 80 000 dénombrés dans les manifestations du dernier samedi de janvier, rapportés à 66 millions de Français. A cette échelle, l’approximation ne change rien au rapport de forces.

Les premiers aperçus des « cahiers de doléances » correspondent bien à ce que l’on pouvait attendre : un fourre-tout de revendications individuelles, aussi égoïstes qu’irréalistes, chacun prêchant pour sa paroisse (y compris les mécréants!). Les comparaisons avec ceux de la Révolution sont abusives, et même avec ceux recueillis par Jean LASSALLE, lors de sa marche à travers la France et l’Europe : dans les deux cas ils résultaient d’un dialogue, d’une réflexion, qui n’était pas du niveau du « Café du Commerce », mais qui arrivaient à être constructifs.

Les débats publics peuvent apporter des propositions utiles. Mais il ne faudrait pas, là non plus, se noyer dans le flot de revendications.

Retrouver un peu d’humanité dans le gouvernement du pays, et un peu de proximité dans la gestion de nos territoires, ne serait pas superflu ! Mieux vaut tard que jamais.

Les réseaux « sociaux » ont continué d’être les haut-parleurs de toutes les « grandes gueules », et les chaînes info, de servir abondamment la soupe aux démagogues de tout poil. Il me souvient la réflexion d’un philosophe des années 60 : « Si j’étais Jupiter, et que je voulusse perdre un peuple, je commencerais par le doter d’une radio-télévision d’État ».

C’était bon pour les années Pompidou : « L’O.R.T.F, la voix de la France ». Le philosophe en question n’avait pas prévu les ravages de la radio-télé commerciale, qui ne cherche que le spectaculaire, au détriment de toute réflexion.

A noter : « Jupiter » : il s’agit du vrai, non de son actuelle copie. « Je ne voulusse » : oui, c’est bien un imparfait du subjonctif. Certains journalistes italiens affirment que Luigi di Maio, le président actuellement au pouvoir du mouvement « Cinque stelle »-secondo me, tutte spente( « Cinq étoiles »- à mon avis, toutes éteintes) – ne connaît pas l’existence du subjonctif ! Je suis persuadé que ce n’est pas la seule notion qui lui échappe ! Avec son complice le grossier et brutal Matteo Salvini, ils sont les prototypes( à peine mieux éduqués) de ce que serait un gouvernement des « gilets jaunes » !

Mamma mia, nemmeno per sogno ! Che incubo !( O ma mère ! Même pas en rêve!Quel cauchemar !)

Concours du slogan le plus stupide

Sans remonter à mai 1940, et à la mémorable vantardise de Paul Reynaud, président du conseil français : « La route du fer est coupée », j’ai fait le choix de 3 slogans, contemporains ou un peu plus anciens, mais j’hésite auquel décerner le prix de la stupidité. Vous m’aiderez donc à choisir !

1 « Sortez les sortants » : incantation des poujadistes, dans les années 55. Pierre Poujade était un papetier de St Céré (Lot). Aux législatives, il réussit à faire élire plusieurs dizaines de députés- mais les trois-quarts furent invalidés, pour des apparentements illégaux.

2 « Le dégagisme » : expression préférée de Jean-Luc Mélenchon, qui lui revient tel un boomerang, à lui, ancien ministre, ancien sénateur, typique représentant de la politique traditionnelle, avec tous ses marchandages et ses compromissions. Car Mélenchon est bien loin d’être « un perdreau de l’année ». Il est un pur produit du système qu’il veut pourfendre.

3 «  on lache rien » (sic-écrit ainsi sur bon nombre de pancartes des « gilets jaunes »). Sans même parler du subjonctif, ils ont d’entrée lâché la négation et l’accent circonflexe. Et leur proclamation répétitive démontre assez leur sens du dialogue, et leur respect de la démocratie !

Le feuilleton du mois : Orange amère et citrons pressés

Pour commencer, je reprends mon agenda de l’année dernière, car il faut que je vous raconte par le menu l’histoire du long évanouissement d’Orange à Mélagues.

Première semaine ( du 18 au 24 décembre) : des pannes en cascade.

Mardi 18 décembre, fin d’après-midi : à la mairie, plus de téléphone filaire, plus d’internet, plus de téléphonie mobile. Car notre relais Bouygues est alimenté par un câble d’Orange : étrange concurrence qui met un opérateur sous la totale dépendance d’un autre. Plusieurs abonnés privés sont aussi en panne.

Nous observons le « délai de grâce » habituel : 24 heures. Car le message du téléphone par internet nous serine à satiété : « une anomalie a été détectée sur votre ligne. Nos techniciens mettent tout en œuvre pour y remédier au plus tôt ». Nous fiant à ce message, nous patientons, car cette affirmation s’est parfois vérifiée : la ligne a été rétablie sans que nous appelions le S.A.V.

Mercredi 19 décembre : rien. J’appelle donc Bouygues pour la téléphonie mobile, et le 3901 pour le téléphone et internet. Il m’est rappelé que la règle, c’est l’ouverture de deux dossiers séparés, un pour le téléphone, un pour internet. A remarquer que le numéro d’appel est le même ! A titre exceptionnel, l’opérateur me fait la faveur de prendre en compte ma double demande, me dispensant ainsi d’une nouvelle attente d’un quart d’heure au minimum.

Prenant conscience de la proximité des fêtes, je me dis : « Si le dépannage n’a pas lieu demain( jeudi 20) ou après-demain( vendredi 21), nous n’aurons rien jusqu’à lundi 24. Mais pour Noël, tout fonctionnera ». Quel naïf j’étais !

Rien le lundi 24. Je rappelle. Impossible d’avoir un interlocuteur en France. Pensez donc, veille de Noël !

Je suis dirigé automatiquement vers une boîte vocale, probablement au Maroc ( je reconnais l’accent). Le préposé procède au traditionnel essai à distance, en conclut que le dépannage nécessite le déplacement d’un technicien, et que celui-ci viendra sans faute le mercredi 26 décembre.

Très poli, très affirmatif, me remerciant de ma patience, ayant envie de me rendre service. J’ai quelque velléité de le prendre au sérieux. J’avais tort !

Deuxième semaine ( du 25 au 31 décembre) : des échanges délirants.

Le 26 décembre : rien !

Je rappelle le 3901. Je tombe sur une interlocutrice qui me confie qu’elle a la grippe, et qui n’arrive pas à maîtriser ses quintes de toux. Je compatis. Comme rien n’a bougé, je demande à « la dame qui tousse » de me confirmer que ma double demande est bien enregistrée : téléphone et internet. Elle tombe des nues : « Je n’ai rien pour internet. Il vous faut rappeler pour obtenir l’ouverture d’un dossier ». Je la quitte en lui souhaitant une meilleure santé, et je rappelle le 3901.

Boîte vocale. Les choix proposés pour internet sont de nature commerciale. Il correspondent si peu à ma demande que je dois effectuer deux ou trois tentatives avant de trouver la bonne entrée.

Puis se déroule l’habituel rituel : essai à distance, et diagnostic. Celui-ci me plonge dans des abîmes de perplexité : « Je ne trouve aucun défaut sur votre ligne. Il faudrait vérifier votre autocommutateur. »

Je demande : « Ne pourriez-vous envoyer un technicien spécialisé ? » Réponse : cela relève d’Orange Business, société filiale. Numéro spécifique à appeler.

Voici donc l’entrée en scène d’un nouveau personnage. Sa prestation ne déçoit pas. Pour le cas où il faudrait changer cet appareil, je l’interroge sur les prix, les délais. Nous sommes en plein délire : délai, un mois, prix : 2800 €, assorti d’une assurance à 90 € par mois. Contrôle préalable du matériel actuel par un technicien : délai indéterminé. Je coupe court, pour éviter d’exploser de fureur.

27 décembre : il me faut explorer d’autres voies. Courrier au sous-préfet, avec le résumé de mes vaines démarches. Message à Laurent Pauziès. Celui-ci me répond rapidement, m’informant qu’il y a, dans notre secteur, un gros problème de boucle locale. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire.

J’en retiens seulement ce qui, pour nous, est l’essentiel : notre panne est beaucoup plus importante que d’habitude.

Vendredi 28 décembre.

Enfin une bonne nouvelle : le relais de téléphonie mobile est dépanné. Cela n’a pas été sans mal, me confie le préposé de chez Bouygues : il a fallu sérieusement hausser le ton, pour qu’Orange consente à envoyer un dépanneur remettre en fonction le câble qui dessert le relais. En fait, cette panne relevait uniquement de la responsabilité d’Orange, en raison de l’état de décrépitude du réseau.

Je rappelle le 3901. Le S.A.V d’Orange est toujours en plein délire. Mon interlocuteur m’affirme que la panne du secteur de St- Affrique est générale, et que la réparation va durer au minimum deux mois ! Comme solution d’attente, il me propose le prêt( moyennant caution remboursable) d’un boîtier AIRBOX, permettant, via le wifi, de faire fonctionner l’ordinateur de la mairie à partir du signal du téléphone portable. Mais il faut la 4G : or, à Mélagues, nous n’avons que la 3G. Qu’à cela ne tienne : « ça marche aussi avec la 3 G ». Je ne sais plus à quel saint me vouer !

J’accepte donc l’envoi d’un boîtier AIRBOX, que je dois récupérer, à partir du mardi 2 janvier, à l’agence commerciale de Millau. Et je me résigne à laisser mes administrés du village, et quelques autres, passer le nouvel an sans téléphone filaire- qui, pour certains, est leur seul moyen de communiquer. En attendant, dans ce concours d’un nouveau genre, où la désinvolture le dispute à l’incompétence, nous voici parvenus en troisième semaine !

Troisième semaine ( du 1er au 8 janvier 2019)- Une glaciation rebelle.

A tort ou à raison, j’ai fait l’impasse sur le 31 décembre. Mais le mercredi 2 janvier au matin, je reprends l’offensive au 3901. La boîte vocale m’aiguille vers les sous-traitants de Castres, qui se présentent comme les « partenaires d’Orange ». La jeune fille semble ne rien comprendre à ce que je lui dis. Il est vrai que j’en demande beaucoup : le téléphone, internet, l’autocommutateur…

De guerre lasse, elle finit par me promettre une intervention pour le lendemain, jeudi 3 janvier.

Le sous-préfet m’appelle. En réponse à mon courrier, il me précise qu’il a alerté, à Toulouse, le directeur régional d’Orange. Peut-être allons-nous voir la situation évoluer. Laurent Pauziès, à son tour, me donne quelques précisions. Il me dit que « la panne des deux mois » est un gros bobard, que le problème de « boucle locale » du secteur de St-Affrique va être réglé en priorité, et qu’ensuite, le problème subsistant sur le câble entre Brusque et Mélagues sera traité à son tour. J’en accepte l’augure. Beirén bé !

Le jeudi 3 janvier, les sous-traitants de Castres m’appellent. La jeune fille se confond en excuses : « Notre technicien est malade. On va essayer de vous envoyer quelqu’un demain ». Bon ! Au point où nous en sommes…

Vendredi 4 janvier : le technicien annoncé est à l’heure. C’est un homme d’un certain âge, calme et expérimenté, flanqué d’un « petit jeune » exubérant, de la catégorie de ceux qui « n’ont jamais vu de petit loup ». Il entreprend de m’expliquer des choses que, visiblement, il n’a pas comprises, et il ne touche à rien.

Sans doute a-t-il reçu des consignes de son collègue ! Le senior, qui n’est jamais venu travailler dans la commune, et qui n’a aucune information sur nos installations, décide de remonter à la source : il vérifie le commutateur central, puis l’amplificateur-répartiteur de signal installé en son temps par le conseil général (NRAZO), où il procède à quelques réglages. Ensuite, il passe à l’installation intérieure. Il parvient à dépanner le téléphone. Mais pas internet, ce qui l’amène, en désespoir de cause, à suspecter une défectuosité de notre mini-central interne. En fin de compte, il s’avoue vaincu, nous assurant que la Livebox fonctionne, mais qu’il ne peut pas faire davantage. Et il repart, emmenant son « apprenti »(?).

Il est midi. Nous avons progressé, mais tout n’est pas réglé. Je décide donc de me rendre à l’agence commerciale de Millau, pour voir s’il n’est pas possible d’obtenir une solution sur place, sans avoir encore à passer par le 3901, avec sa demi-heure d’attente, le bras levé pour maintenir le portable ou le combiné près de l’oreille, écoutant cette phrase répétée jusqu’à la nausée : « Nous nous efforçons d’écourter votre attente ». Qu’est-ce que ce serait, si le SAV ne faisait pas d’effort !

A Millau, l’accueil de l’hôtesse est immédiat, et sympathique, mais d’une totale inefficacité : « Nous n’avons plus de technicien sur place. Et pour vérifier votre mini-central, il faut vous adresser à votre vendeur.

  • Mais notre vendeur, c’est Orange !

  • Ah bon ! Dans ce cas, appelez Orange Business. Ils ne sont pas à Millau. Il faudrait aller à Rodez ».

Je demande alors à récupérer l’AIRBOX qui devait nous être réservé à partir du mercredi 2 janvier. J’indique la référence, reçue par SMS. L’hôtesse se renseigne, et revient les mains vides : « Nous n’avons rien reçu ». Elle se confond en excuses, et je repars bredouille, le ventre vide( ce qui est rattrapable).

De retour à la maison, compte rendu téléphonique à Laurent Pauziès. Je ne l’ai pas en direct. Pas de réponse à mon message.

Le lendemain, samedi 5 janvier, la presse m’apprend que Laurent Pauziès donne, le mardi soir, à 18 heures, une réunion à Belmont Airport, pour présenter aux Belmontais l’arrivée de la fibre dans le secteur. Il faut saisir la balle au bond ! Et le lundi 7, je ferai une pause.

Quatrième semaine ( du mardi 8 au jeudi 10 janvier 2019) – le dégel.

Le mardi 8, à 18 heures, je me faufile à la réunion de Laurent Pauziès, laquelle ne m’est pas géographiquement destinée, et j’attends sagement la fin, pour aborder discrètement le conférencier, et lui faire le point sur mes derniers déboires. Il m’écoute avec attention, prend des notes sur son calepin, puis me dit : « Demain matin, vous allez être appelé sur votre portable par un technicien compétent. Et je vous garantis que vous serez dépanné ».

Le lendemain, mercredi 9 janvier, aux aurores, un technicien m’appelle de Narbonne. Il est, me dit-il, superviseur de tous les techniciens Orange de la région Occitanie. Je lui rappelle mon « parcours du combattant ». Il me demande un quart d’heure pour faire des tests à distance, sans que j’aie besoin de me rendre sur place. Diagnostic : « Vos lignes sont impeccables. Votre installation aussi. C’est votre Livebox qui est en panne. Demain matin, vers 9 heures, soyez à la mairie, vous serez entièrement dépanné ».

Le même jour, je reçois par le facteur le boîtier AIRBOX. Sa référence commence par HUA. J’ouvre l’emballage : pas d’erreur, c’est bien un HUAWEI, la marque des meilleurs smartphones chinois.

Le lendemain, jeudi 10 janvier, je suis à la mairie à l’heure dite. Le technicien est ponctuel. Je lui montre les réseaux, puis le laisse faire. J’ai juste le temps de préparer un café, quand il arrive dans mon bureau, une Livebox sous le bras.

Il m’explique : « La vôtre est bloquée. Elle est trop ancienne pour pouvoir être réinitialisée»  . Il branche la nouvelle, procède à son paramétrage. Nous buvons le café, tout en vérifiant que tout fonctionne. Impeccable ! Nous voici nantis d’une Livebox « professionnelle », sur laquelle se branche aussi un appareil téléphonique( ce que la précédente n’avait pas). Nous sommes à nouveau « connectés ». A notre époque de « dématérialisation » galopante, une mairie ne peut rien faire sans internet. Et une cyber-base non plus.

Par curiosité, je demande au technicien d’où il vient. Sa réponse : «  De Millau » !

Epilogue

Les trois pannes en cascade auront duré :

  • 11 jours pour le téléphone mobile

  • 18 Jours pour le téléphone filaire

  • 24 jours pour internet

Pour ma part, j’aurai passé au moins dix heures au téléphone, avec plus de 50 appels, d’une durée comprise entre 15 et 45 minutes. J’aurai parcouru au moins 160 kilomètres sans aucun résultat( Mélagues-Millau et retour) .

Le 16 janvier, la presse nous apprend qu’un député gardois a déposé plainte contre Orange pour n’avoir pas rempli ses obligations de service.

Et les usagers de la région de Coupiac se sont unis en un collectif pour les mêmes raisons.

La fibre nous est promise pour un avenir relativement proche( au plus tard 2022) .

Mais dans quel état sera le réseau ? Et nous aimerions être certains que tous les problèmes de remise à niveau et d’entretien du réseau fibré soient à ce jour résolus. Car nous n’avons aucune certitude à ce sujet.

Conte de Noël

Ce journal est déjà plus long que d’habitude. Mais je voudrais terminer sur une note qui nous redonne espoir en la nature humaine. Ce dernier Noël, le mardi 25 décembre 2018, je passe un instant dans mon bureau. Mon téléphone filaire clignote. J’écoute le message, qui me remplit de stupeur : « Monsieur Milési, bonjour. Je suis Christophe(…), et j’ai été votre élève au Lycée LAPEROUSE d’Albi. Je tenais à vous appeler pour vous remercier, car il y a des dizaines d’années, vous m’avez fait un merveilleux cadeau. Appelez-moi, je vous en dirai plus ». Suivent les numéros de téléphone.

Immédiatement, me reviennent les images : le visage de mon ancien élève, cette atmosphère de sympathie qui s’était créée, non seulement avec lui, mais avec toute sa classe. Et d’autres visages me reviennent aussi. Seule la voix, grave, bien timbrée, efface l’écho de sa voix d’adolescent.

C’est le jour de Noël. Je vais attendre pour l’appeler. Le lendemain soir, il répond tout de suite, et le mystère se dévoile :

« -Vous vous souvenez du poème que vous m’aviez donné ?

-Jean la-Déprime ?

-Oui, j’en ai fait une chanson, et je la chante toujours ».

Mon bagage de souvenirs s’est alourdi. Je me souviens que j’ai, dans mes archives, une lettre qu’il m’avait écrite. C’était en juin 1982, juste avant mon départ au Maroc. Cette lettre, je l’ai toujours. Je la relis.

Il me raconte que, le samedi précédant sa lettre, s’accompagnant d’une guitare, il avait chanté « Jean-la-Déprime » dans une « boîte » de lycéens, avec un grand succès. Il était en seconde, en fin d’année scolaire.

Il devait avoir 16/17 ans. Je me souviens aussi combien mes jeunes élèves, et leurs amis, avaient été sensibles aux poèmes de « La Saison d’Aimer ». Plusieurs fois, ils m’avaient emmenés dans un bar près de la Cathédrale, où se déroulaient des « soirées poésie » : nous y écoutions et lisions des poèmes. Ils adoraient réciter les miens. Sans doute y trouvaient-ils l’écho de leur propre sensibilité.

1982-2018 : Il y a trente-six ans ! Merci, Christophe, d’avoir redonné vie aux images de tous ces jours de bonheur que nous avons partagés. Et puisque tu chantes « Jean-la-Déprime » sur un site internet, et cela depuis longtemps, c’est avec la plus vive émotion que je vais découvrir la mélodie dont tu as habillé mes octosyllabes.

Tu m’as rendu de façon magnifique le cadeau que je t’avais fait ! Merci de ta fidélité. Tu as amplement mérité la mienne !



 

Mairie

mairie-de-melagues

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bourg, 12360 Mélagues

tél : 0565995303

fax : 0565995348

commune.melagues@gmail.com

Permanences de la Mairie :

Sylviane ALINAT, secrétaire : le mardi de 10h à 14h en continu.

Jean MILESI, maire : le samedi de 15h à 17h : A noter : en raison des obligations ponctuelles du maire et conseiller général, les permanences du samedi peuvent ne pas être assurées. En cas d’urgence, laisser un message sur le répondeur de Jean MILESI, au 0565995176

Histoire

On peut considérer que Mélagues connaît son apogée durant le XIXème siècle. A l’époque, la commune englobait les villages de Tauriac et Arnac séparés en 1872 et comptait environ 2000 habitants.

melagues-passage-du-boucher Les commerces foisonnaient également avec pas moins de trois hôtels-restaurants, deux laiteries mais aussi des commerçants ambulants (deux épiciers, un boucher, deux boulangers et un marchand de fruits et légumes). La commune avait son propre prêtre qui dirigeait les offices ainsi qu’une école avec une classe de garçons et une de filles. La fonction religieuse rythmait la vie du village, notamment avec la messe du dimanche.
Les exploitations agricoles étaient environ au nombre de trente. Elles étaient assez petites et pouvaient s’étendre sur une dizaine d’hectares avec un petit troupeau de brebis, un lopin de terre, un jardin potager auxquels venaient s’annexer les terrains communaux.

Les machines agricoles étaient encore rudimentaires. On utilisait la faux pour le melagues-ramassage-du-foin-a-la-fourchefoin, la faucille pour les céréales et on battait le grain avec un fléau. Les travaux étaient assistés par un attelage de bœufs ou de vaches. Par exemple, la ferme de Marcou était considérée comme relativement grande puisqu’elle s’étendait sur une trentaine d’hectares, sans compter les terrains communaux et le bois. De plus, elle comptait un troupeau de vaches, et un de brebis, autre preuve de richesse.

Pour les travaux exigeant une importante main d’œuvre comme la fenaison ou le battage, on faisait appel à des journaliers qui venaient de petits villages du nord de l’Hérault. On les payait rarement en argent. En échange de leur travail, ils se voyaient offrir quelques sacs de blé ou de pommes de terre.

Cette économie de troc avec l’Hérault s’effectuait aussi pour les produits agricoles de la montagne que l’on échangeait contre le vin ou le charbon du bassin houiller de Graissessac. En effet, les rapports marchands étaient beaucoup moins fréquents qu’aujourd’hui.