Gîtes de Cartayrade

Pour les amoureux de la nature nous avons trois gîtes, une petite roulotte et une tente Safari à louer, située dans un parc naturel, à la frontière de l’Aveyron et de l’Hérault. Les gîtes sont dans une vallée couverte de sapins et de châtaigniers, près d’une ferme du XVlle siècle et d’une chapelle.

bergous

Le paysage est parfait pour des randonnées, du v.t.t. ou pour se détendre se reposer ou lire sur la terrasse ou à côté de la piscine.

Bergous : (1 au 2 p) infoc1

Bergans : (1 au 2 p) info

La Voûte : (1 au 3 p) info

Tente Safari : (1 au 6 p) info

La petite Roulotte: (1 au 2p)

 

voute

Prix par semaine, incluant la literie et la taxe de séjour :

Gîtes : en juillet et en août – 375€

les autres mois – 285€ par semaine ou 45€ par nuit

Tente Safari : en juillet et en août 550€

les autres mois 375€ par semaine ou 60€ par nuit

La petite Roulotte: en juillet et en août – 50€ par nuit+petit déjeuner

les autres mois 40€ par nuit+petit déjeuner

tente-safari

Plus d’informations :

Hendrik et Dorine Brakel

Cartayrade, Rials (Mélagues)

34260 Avène (adresse postale)

12360 Mélagues (adresse officielle)

0467970109 & 0685362074 info@cartayrade.com

[www.cartayrade.com->www.cartayrade.com/fr/]

Poésie

Poème de Yolaine Vayssières

              Prélude à l’hiver

La brume épaisse accroche de larges lambeaux

De mousse grise sur les pins déchiquetés

La forêt paraît vêtue de vieux oripeaux

Dans les taillis décharnés, de noir tachetés

Le saule même n’a plus de feuilles à pleurer …

           Glauque et blafarde, la campagne est toute nue

           Le sentier grimpant à l’assaut de la colline

           Complice, a endossé sa nouvelle tenue …

           Du haut de son perchoir gelé, l’oiseau s’incline

           Cherchant ses vieux amis qu’il n’entend plus chanter …

Froide, la nature à l’hiver s’est préparée

Le vent dans les peupliers accorde son violon

L’érable noirci pleure sa houppe dorée

Des toits la fumée bleue monte à l’horizon

Près de l’âtre les grillons entrent se chauffer …

           Tristes ou gais, c’est la saison des souvenirs

           Que l’on égrène ; … la saison des si longues nuits

           Où le temps dure, le temps pèse pour souffrir ….

           Et … lorsque les premiers flocons tombent sans bruit

           Enfants, pères, épouses sont prêts à l’affronter …

 

Yolaine.

Cyber-base

Depuis 1999, la mairie de Mélagues abrite la Cyber-base qui offre aux habitants et aux gens de passage un accès à Internet ainsi qu’à de nombreux programmes informatiques.

La Cyber-base vous offre :

  • internet
  • imprimer, copier,
  • photos : imprimer, retoucher, scanner, numérisation à partir des phototypes
  • plastifier
  • bibliothèque gratuite (pièce d’identité nécessaire)
  • vente des guides de randonnées, cartes postales, calendrier

Abonnement (1 an)

  • adulte 15€
  • couple 25€
  • famille 30€
  • mineur 10€

ou 1€ de l’heure

cyber-base Les horaires :

mardi 9h – 14h,

mercredi 9h – 13h

vendredi 9h – 12h

05.65.99.54.10 mairie.melagues@orange.fr

Nouvelles

Le temps

Novembre : le mois le plus mélancolique de l’année. Les jours sont brefs et souvent sombres, leur durée invariablement orientée à la baisse. Le soleil se fait parcimonieux, et même quand il est présent, il donne l’impression de n’avoir plus de réserves de combustible dans ses soutes à charbon ni ses cuves de fioul. C’est sans doute pourquoi il s’ingénie à vider les nôtres, car nous devons compenser son manque de chaleur. D’autant plus que les frimas arrivent, portés par le vent du nord-ouest, avec des températures nocturnes à peine supérieures à zéro, et inférieures à 10 au plus fort de la journée. Pluie et neige mêlent souvent leurs averses. C’était la pleine lune le vendredi 23 novembre. Quand elle était visible à travers les nuages, elle offrait au regard la face rougeaude et congestionnée d’une malade travaillée par la fièvre. Comme si, dans les hauteurs où elle habite, une sorte d’épidémie stratosphérique pouvait encore l’atteindre. Décembre n’est souvent pas plus clément : mais les perspectives sont autres. Car le balancier des jours va repartir dans l’autre sens : cela change tout !

Dernier conseil municipal de l’année

Il s’est tenu le samedi 24 novembre à 16 heures. Deux conseillères étaient absentes, ce qui déséquilibrait l’égalité habituelle, au détriment de l’élément féminin : Francette GEYSSE, excusée, et Céline CAYREL, qui avait donné procuration au maire adjoint, Joël RAMONDENC.

Le conseil a évoqué l’avant-projet culturel et patrimonial, dont il souhaite marquer sa dernière année de plein exercice. D’abord, par la création de vitraux pour l’église de St-Pierre-des-Cats : l’esquisse, présentée par une créatrice aveyronnaise, et déjà approuvée par la population de St-Pierre, a été acceptée à l’unanimité. Elle offre la déclinaison d’un dessin original, fluide et lumineux, qui s’accordera parfaitement avec le style dépouillé de cette magnifique église.

Ensuite, par le remplacement, à Mélagues, de l’actuelle statue de plâtre, située face au robinet public, et qui tombe en ruines, par une sculpture en granit du Sidobre, œuvre d’art qui resterait unique, et enrichirait notre commune d’un élément patrimonial tout à fait original. Pour cette réalisation, le Conseil a demandé

un complément d’information, et la décision définitive a été reportée en janvier prochain.

Cette sculpture n’aura pas de connotation religieuse exclusive. Elle représentera « la mère et l’enfant », une valeur universelle s’il en est. Et le granit du Sidobre se marierait très harmonieusement avec la pierre dont est faite la croix du XVIème siècle, qui lui serait voisine.

Le vent souffle où il veut

Nous avons reçu, la semaine du 19 novembre, le résultat officiel du recours en Conseil d’État contre le plus ancien de nos deux projets éoliens, celui de la société ARKOLIA, partagé avec la commune d’ARNAC : 5 éoliennes sur celle-ci, déjà purgées de tout recours, et 14 sur MELAGUES, pour lesquelles c’était « la dernière marche ». Le Conseil d’État a débouté l’ultime opposant. Le projet est donc réalisable, car il n’y a pas d’autre recours possible. C’est aussi un soulagement pour la commune d’ARNAC, car le blocage de nos 14 éoliennes dissuadait les opérateurs de tout début de construction.

Sur l’agenda du maire

Le 13 novembre, j’ai participé, à NANT, à une rencontre thématique du « Parlement de la Montagne », initié par la Région( et ouvert à tous). Le thème de la journée était : « Comment rendre sensible l’attractivité de la montagne auprès de l’ensemble de la population ? » Le chantier de réflexion est ouvert. Un programme d’actions est en cours d’élaboration, pour être mis en œuvre dès 2019.

Le 20 novembre, le sous-préfet, ayant pris connaissance de mes recherches sur l’émigration féminine d’Europe de l’Est à Mélagues, m’a invité à MILLAU, pour participer à la journée d’information sur les violences faites aux femmes. Ces violences ne sont pas seulement physiques. Par exemple, à Mélagues( et ailleurs!), existait la pratique, pour les hommes, de voter systématiquement à la place de leur femme, soit en leur préparant le bulletin à la maison, soit en votant carrément deux fois à la mairie, en toute illégalité. Et cela ne concernait pas que les femmes immigrées. Ces pratiques n’ont cessé, à Mélagues, qu’en 1977.

Pendant cette journée, j’ai eu l’excellente surprise de retrouver deux anciens élèves du lycée René GOSSE, à CLERMONT L’HERAULT : Aurélie BREGUIER, directrice du « Centre départemental d’information sur les droits des femmes et des familles »( dont le siège est à RODEZ), et Stéphan BENEZECH, juriste du même organisme. Ce dernier m’a dit combien les leçons de latin que j’avais données à sa classe lui avaient été utiles dans sa profession. Le droit français est en effet d’origine latine, et les formules de base des principales lois sont aussi énoncées en latin, pour se rattacher à une très ancienne tradition. Cette rencontre d’anciens élèves fait écho à une autre, survenue il y a quelques années, au MAROC. S’y ajoutent les contacts que j’ai pu nouer en ARGENTINE, en ROUMANIE, en ITALIE… et la présence de Catherine REGY, une ancienne élève du lycée LAPEROUSE d’ALBI, en fonction à la Préfecture de l’Aveyron.

On se sent moins seul dans ce monde qui, trop souvent, ne nous offre qu’un visage stupide et violent.

« Les Boutons d’Or »

Il va de soi que je ne saurais avoir la moindre sympathie pour des gens qui choisissent, par principe, de porter atteinte aux libertés de leurs concitoyens, en particulier celle de se déplacer, qui est fondamentale, pour défendre des revendications catégorielles qui ne sont pas représentatives d’une démarche majoritaire. Au surplus, qui sont-ils ? Qui les a mandatés ? Sont-ils capables de contenir leurs partisans, pour éviter l’inflation d’une violence aussi gratuite que systématique ?

Et que signifie ce choix du gilet jaune, le même que le code de la route nous demande d’enfiler, quand notre véhicule est en panne ? Serait-ce l’expression inconsciente de la panne de leurs idées ?

D’un autre côté, le gouvernement n’est-il pas provocateur, prévoyant d’alourdir encore des taxes sur le carburant qui dépassent déjà les 50 % du prix à la pompe ?

Et notre malheureux pays est-il éternellement condamné à être pris en tenaille entre la rigidité des uns, et les réactions épidermiques des autres ?

Décidément, le sens du dialogue se perd. Plus on « communique », moins on se parle. Et qui dira les ravages, sur les esprits faibles, de ces pseudo- « réseaux sociaux » qui ne sont que la tribune permanente des excités et des « grandes gueules » de tout poil ?

J’en viens à rêver d’une panne gigantesque d’Internet, qui nous mettrait face à face avec nous- mêmes, et nous obligerait de réapprendre à réfléchir avant de parler…

Vérités et mensonges

Le ministre DARMANIN- que d’aucuns surnomment « DARMALIN »- a écrit à notre député, pour lui dire qu’il avait sauvé la trésorerie de BELMONT. Soit ! Mais sa lettre recèle un passage à déguster avec gourmandise. Le voici : « Ce principe[ de déconcentration de proximité] vise à redistribuer l’implantation du réseau [ de la direction générale des Finances publiques]… des métropoles et chefs-lieux de départements vers les zones plus rurales, en veillant à préserver la meilleure accessibilité des services publics pour nos concitoyens ».

Et voilà ! Vous avez bien compris. Ainsi, St-Affrique est plus accessible que Belmont, Rodez que Millau, et ainsi de suite. Par ailleurs, en début de mois, appelant le numéro direct d’un service de la Sous-Préfecture, c’est Rodez qui m’a répondu. Étonnement de ma part. La standardiste de la Préfecture m’a appris que désormais, le standard des services de l’État était centralisé à Rodez.

Car les sous-préfectures ayant perdu beaucoup de leurs prérogatives, les numéros dédiés de nombreux services étaient en cours de suppression. Or, j’avais appelé le numéro direct du secrétariat particulier de la sous-préfecture : et c’est Rodez qui me l’a passé.

Encore un mot sur la lettre de DARMANIN : « J’ai personnellement décidé de ne pas fermer la trésorerie de Rance et Rougiers ». « Personnellement » : or, quelle est la durée de vie d’une fonction ministérielle ? Trois ans, c’est déjà un bail. Donc, quand DARMANIN partira … C.Q.F.D !

Maria la Yougoslave

Son histoire est tellement exemplaire du destin de son pays qu’elle mérite d’être rappelée.

Tant que Tito était à sa tète, la mosaïque de nations qui constituait la Yougoslavie ne s’était pas disloquée. L’ensemble de six nationalités : Slovénie, Croatie, Serbie, Monténégro, Kosovo, Bosnie-Herzégovine, présentait un semblant d’unité, malgré la coexistence forcée de trois religions : catholique (Slovènes et Croates), orthodoxe (Serbes), musulmane (Bosnie, Kosovo). En outre, plusieurs de ces pays comptaient d’importantes minorités ethniques et religieuses.

L’ensemble tenait debout, en apparence, grâce à la politique de non-alignement qu’avait choisie Tito (ni pro-soviétique, ni pro-américaine), grâce aussi au fait que le pays n’avait pas à subir de graves pénuries.

De plus, pour mieux cimenter cette unité, Tito avait imposé, comme langue officielle, le serbo-croate, composé d’un dosage des deux langues principales.

Avec Maria, nous sommes allés en Yougoslavie à 4 reprises, entre 1979 et 1985 (tous les deux ans). Lors du premier voyage, Tito était encore là : le pays semblait en paix, essayant de développer un embryon d’industrie, notamment en Slovénie, la république la plus riche : appareils ménagers, automobiles (la fameuse petite Yougo, déclinaison de la Fiat 500).

Tito est mort en 1980. Lors de notre voyage suivant, en 81, notre horaire a voulu que nous déjeunions en Slovénie. Et Maria s’est aperçue qu’elle ne comprenait pas cette langue. Ce qui dénotait le début de la fin de la langue commune, le serbo-croate, et le retour des langues régionales (ici, le slovène, très différent).

Nos voyages suivants montraient le délitement accéléré de l’unité fédérale. Car les contentieux étaient importants : économiques (la Slovénie étant plus performante que les autres républiques), religieux (catholiques et orthodoxes), politiques, résultant de la guerre mondiale. Car les Croates avaient pris le parti d’Hitler, celui-ci ayant créé un État fantoche mené par les Oustachis, hommes de main et tortionnaires, alors que la Serbie était animée par de multiples réseaux de résistance, les “partizans”, dont avait fait partie le frère de Maria. Celui-ci, incorporé dans l’armée régulière après la victoire, nous montrait avec fierté les monuments élevés dans tout le pays, à la mémoire des résistants morts au combat.

Or, Maria et sa famille étaient d’origine serbe, et de religion orthodoxe. Pour leur malheur, ils habitaient une province de Croatie, peuplée de Serbes : la KRAJINA. Quand la guerre éclata, en 1991, entre la Croatie et la Serbie, les Serbes de KRAJINA refusèrent la nationalité croate. Ceux-ci les expulsèrent manu militari, si bien que la famille de Maria dut quitter sa ferme en abandonnant tout : la terre, la maison, le cheptel, pour se réfugier en Serbie. Vainqueurs militairement, à l’issue d’une guerre qui dura jusqu’en 1995, les Croates pratiquèrent une impitoyable épuration ethnique. Maria apprit avec désespoir ces tristes événements. Elle reçut en France, deux ou trois fois, son frère et sa belle-sœur, qui habitaient en Slovénie. Mais elle ne put jamais rétablir un contact direct avec ses neveux et petits-neveux. Elle apprit, par ses visiteurs, que la République de Serbie avait donné quelques lopins de terre aux réfugiés de KRAJINA – une aumône, loin de compenser tout ce qu’ils avaient perdu. On connaît, par ailleurs, toute la cruauté des guerres inter-ethniques qui ont déchiré la Yougoslavie de Tito. Aujourd’hui, une paix fragile est revenue dans la région. La Slovénie et la Croatie font partie de la Communauté européenne. Trois nouveaux États ont émergé : le Monténégro et le Kosovo, qui se sont détachés de la Serbie, et la Macédoine, dont la Grèce peine à reconnaître le nom. Car c’était le pays d’Alexandre le Grand, qui fédéra son propre royaume avec les cités de la Grèce pour partir à la conquête du monde. La Grèce fut le premier objet de ses conquêtes, mais elle ne lui en tient pas rigueur !

Tribune

Jean LASSALLE vient de publier dans l’hebdomadaire MARIANNE( numéro du 23 au 29 novembre 2018) une tribune intitulée « Adieu, monsieur le maire ». Je vous la donne à lire, car elle traduit avec exactitude la réalité politique qui est la nôtre.

Depuis des années et maintenant sous nos yeux, de jour en jour se joue un drame dans le théâtre d’ombres qu’est devenu notre système politique : la mort du maire.

Des centaines d’entre eux démissionnent et brûlent leur écharpe. Leur sentiment d’impuissance est devenu insupportable. Une démission immédiate ou différée, la moitié des maires envisageant de ne pas se représenter aux élections de 2020, d’après une enquête du Centre d’études de la vie politique française( Cevipof).

Ce phénomène a des origines économiques, avec une raréfaction des recettes et la baisse de la dotation globale de fonctionnement, mais aussi des causes structurelles, avec le développement des intercommunalités, davantage subies que choisies. Enfin, comment ignorer le mépris dont font l’objet les maires des petites communes et les maires ruraux ? Dernier exemple en date avec le Congrès des maires de France qui se tenait à Paris du 20 au 22 novembre. A l’heure où j’écris ces lignes, l’Élysée confirme que le président ne s’y rendra pas, contrairement aux engagements qu’il avait pris en 2017. Comment interpréter ce signal, sinon comme l’abandon des maires du quotidien, que d’aucuns qualifieront de « petits » maires (les mêmes qui me cantonnaient à mon étiquette de « petit » candidat à la présidentielle) ? A ce dédain se mêle néanmoins une peur certaine de se retrouver confronté à des milliers de maires.

Le maire représente, en effet, la dernière figure politique à pouvoir tenter d’influencer le réel de nos concitoyens. Dans mon livre Un berger à l’Élysée, j’évoquais « 36000 sentinelles encore debout, avec leurs centaines de milliers de conseillers municipaux bénévoles élus au suffrage universel, pour veiller sur la France toute entière, et assurer ce qui reste de sa relation sociale et humaine ». De nombreuses sentinelles ont depuis rendu les armes face au manque de moyens qui les place dans des situations intenables. Pour paraphraser mon ami Hugues Aufray, je dirais que nous sommes en train d’écrire une bien triste chanson dont les paroles seraient : «  Adieu, monsieur le Maire, on ne vous oubliera jamais. »

Nos concitoyens doivent réaliser que le quotidien d’un maire de petite commune s’apparente plus à un sacerdoce qu’à une succession de cocktails mondains. Il est marqué par des prises de décision difficiles, des arbitrages budgétaires aux conséquences immédiatement perceptibles et un contact direct avec les difficultés de ses administrés. L’enrichissement n’est même plus humain et en aucun cas pécuniaire, avec la faible indemnité dont il bénéficie. Pour résister, le maire doit être ancré dans son territoire et solide comme un roc. A l’opposé d’une France hors sol où la loi du marché régirait tous les rapports, qu’ils soient économiques, politiques ou humains. Ce maillage de solidarité représente un de nos trésors, une originalité qui constitue notre identité singulière, et a toujours fait notre force et enrichi notre culture démocratique. Cette richesse ne doit pas être sacrifiée au nom d’un prétendu petit surcroît de rationalité technocratique et budgétaire.

Au travers de la question des maires se pose évidemment la question des fermetures des services publics dans cette « France périphérique », théorisée par Christophe Guilluy, où domine un sentiment d’abandon, de perte de sens et de repères, que ce soit pour les élus ou tous les citoyens. Le maire et son équipe représentent bien souvent la dernière figure à laquelle se raccrocher. Pour les maires, parler fait partie du quotidien, écouter tient de l’art.

Comment expliquer à une femme sur le point d’accoucher qu’il est normal qu’elle fasse deux heures et demie de route ? Il faut croire que la rationalité budgétaire a des raisons que la raison ignore. Partout sur le territoire, le même scénario mortifère de fermetures des maternités et hôpitaux de proximité : à Oloron-Sainte-Marie, Saint-Claude, Remiremont, Le Blanc… La liste s’allongera sans doute encore sans que les appels au secours des soignants et de la population soient entendus.

En quoi cette évolution serait-elle rationnelle ? On nous culpabilise avec nos 36 000 communes, or le coût de cette organisation était maîtrisé. Comme l’affirmait François Mitterand, on possédait le seul modèle fonctionnant avec 1 million de bénévoles, et 1 million de bénévoles supplémentaires prêts à remplacer les premiers ! Cette transformation est liée à la volonté de la nouvelle dictature qui s’est imposée à nous, car, si l’État a entrepris ces évolutions, c’est tout simplement qu’il n’a plus de moyens !

Les spéculateurs apatrides étant toujours à la recherche de gains éphémères, au service de leurs propres intérêts, jamais de ceux d’une commune ou d’un pays. Pendant longtemps, les représentants ont lutté pour conserver notre modèle. La mort de la démocratie locale a finalement été méticuleusement programmée par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, puis exécutée par François Hollande et Manuel Valls, avec le triptyque des lois Notre, Maptam et Régions. Derniers clous enfoncés dans le cercueil de la démocratie locale. Des hauts fonctionnaires et préfets fossoyeurs et aux ordres achèveront le travail.

Ces lois ont brisé le lien ancien qui unit les hommes au territoire, car qu’est la commune si ce n’est la rencontre si cruciale d’un homme et du territoire, d’un homme et de sa terre ? Nous devrions abolir ces lois insensées et rendre leurs pouvoirs aux deux institutions où se joue la démocratie et pour lesquelles le citoyen s’engage viscéralement : la république et les communes.

Le terme « communes » dit magnifiquement le souci d’agir à l’échelle que l’on voit et où l’on vit, où chacun se sent directement concerné par les détails de la vie quotidienne. La commune doit donc retrouver sa liberté de décision sur tous les sujets d’intérêt local – ce qu’on appelle la clause de compétence générale. Les communes doivent être libres de se rassembler si elles le souhaitent, d’organiser des communautés de communes à taille humaine, dont le président serait élu par l’ensemble des maires les composant.

La question de la démocratie locale est enfin intrinsèquement liée à celle de l’espace public et du patrimoine communal. Après avoir mis à mort les paysans, on s’attaque désormais aux maires. Sans les maires et les paysans, qui entretiendra les paysages qui ont fait de la France vue d’avion cet incroyable jardin Le Nôtre ? Regardez-le bien, il disparaîtra bientôt. On a beaucoup évoqué le suicide des agriculteurs, nous assistons aujourd’hui au suicide politique massif des maires qui, dans quelques mois, mettront eux aussi fin à leurs jours.

Je profite de ces pages pour rendre hommage à tous ceux qui, chaque jour, donnent ou ont donné un peu d’eux-mêmes pour que la France reste cette douce France. Cette France des préaux des écoles où résonnent les cris des enfants, des frontons des mairies arborant notre devise nationale, des bals du 14 juillet avec leurs guirlandes multicolores, des cafés où l’on refait le monde, que ce soit à Paris ou dans les villages les plus isolés. Cette France qui ne doit pas céder à la tentation du manichéisme. Cette France qui a droit au réenchantement de son destin”.

Nos disparus du mois de novembre

Bernard TUAUX, qui avait une maison à Rials, est décédé le 12 novembre à Anderlecht (Belgique). Il était âgé de 62 ans. Il avait eu des problèmes cardiaques, et avait bénéficié d’une greffe du cœur début 2018.

A son épouse Annick et à ses enfants et petits-enfants, nous présentons nos plus sincères condoléances.

Nous avons appris aussi le décès de la maman de Fernande SINGER à l’âge de 105 ans, ce qui faisait d’elle une doyenne des populations de notre région. Elle était hébergée à la maison de retraite de Brusque. Nous assurons notre collègue et amie Fernande de toute notre affection dans cette épreuve.


 

Diaporama

La basse-cour de mon cousin

Tsipras et Varoufakis, août 2015

Autorisons-nous un peu d’ironie, inspirée (de loin !) par l’actualité. Dans sa basse-cour, mon cousin possède une vingtaine de poules, gouvernée par deux coqs issus de la même couvée, et qui, par conséquent, devraient être de force égale. Mais ce n’est pas le cas. Leur seule différence physique, c’est que l’un (appelons-le Tsipras) possède un superbe panache caudal, alors que l’autre (disons Varoufakis) a perdu la plupart des plumes de sa queue, et elles ne repoussent pas. Ils poursuivent, l’un et l’autre, de leurs assiduités, une poule grise bien en chair (appelons-la madame Merkel). Mais celle-ci ne se soumet qu’au plus fort.

Voici comment se déroule, invariablement, la scène. Varoufakis, qui a peur de Tsipras, profite que ce dernier est à l’autre bout de l’enclos pour se mettre à la poursuite de madame Merkel. Mais celle-ci lui fait faire deux ou trois fois le tour de l’enclos, avant que Varoufakis la rejoigne, et lui grimpe sur le dos. Les choses n’en restent pas là : car Tsipras, même de loin, a l’oeil ! Dès que Varoufakis est sur le dos de la poule grise, Tsipras lui saute dessus. Varoufakis prend la fuite, tout ébouriffé, tandis que Tsipras occupe sa place sur le dos de Mme Merkel, et lui fait son affaire ! La chose en est venue à un tel point qu’elle se reproduit, désormais, avec n’importe quelle poule. Pas étonnant que le cocorico de Varoufakis (car il veut sauver la face !) soit si rauque, si étranglé ! Mais, comme écrivait La Fontaine, “Je me sers d’animaux pour instruire les hommes”.

Car cette même scène, on peut la voir, le samedi soir, en discothèque, jouée par des acteurs humains. Faut-il en déduire que leur intelligence, une fois alcoolisée, équivaut à celle des gallinacés ?

 

varoufakis

  Varoufakis

 

Tsipras et Varoufakis, janvier 2016

Il y a quelques mois, je m’étais évertué à vous décrire la rivalité des deux coqs de mon cousin, Tsipras et Varoufakis. Plus richement emplumé, Tsipras régnait sans partage sur la basse-cour ; quant au pauvre Varoufakis, du plus loin qu’il apercevait le jabot flamboyant de Sa Majesté du moment, il s’enfuyait à toutes pattes, au grand dam de sa conquête qu’il laissait en plan, abandonnée “invitus invitam” (2) à l’étreinte furieuse de son concurrent endiablé.

Eh bien, c’est un véritable coup d’État qui s’est produit dans la “gouvernance” de la basse-cour. J’ignore pourquoi et comment. Aucune Cour ne m’a appelé à témoigner. Toujours est-il qu’à présent, c’est Varoufakis le nouveau maître : car du plus loin qu’il l’aperçoit, Tsipras s’enfuit à son approche. Varoufakis, impitoyable, le poursuit de sa rancune jusqu’à l’isoler de toutes les poules, qu’apparemment il se réserve sans partage, histoire de se rattraper de ses pitoyables débuts.

“Je me sers d’animaux pour instruire les hommes”, disait ce bon La Fontaine. Jetons un œil sur les combats politiciens qui se profilent, et osons la comparaison.

Tsipras, avec son arrogance, sa suffisance, évoque irrésistiblement Sarkozy, sa jactance, son côté “bling bling”. Varoufakis, devenu solide comme un roc (ou comme un coq), avec son jabot terne, dépeigné, voire même un peu écrêté, n’est pas sans évoquer Juppé. Et dame Merkel, pour sa part, de son regard de côté, semble dire : “Après tout, que le meilleur gagne ! Pour ce que ça nous changera…” Honni soit qui mal y pense !

 

Nouvelles de la (basse)-Cour, février 2016

Récemment, je vous ai conté la “révolution de palais” qui a eu pour conséquence la victoire de VAROUFAKIS sur TSIPRAS, et les courses éperdues de celui-ci, ayant abdiqué toute superbe, pour éviter les coups de bec du rival, vainqueur et revanchard. Comment l’intelligence vient aux gallinacés, je l’ignore, mais elle finit par venir. Lassés, sans doute, de ces vaines poursuites le long des grillages de l’enclos, qui avaient pour seul résultat d’affermir leur musculature, au point que nul gourmet n’aurait apprécié la chair trop ferme de leurs cuisses, même longuement macérée dans un vieux bourgogne – coq de combat ou coq au vin, telle est la question -, ils ont sagement résolu de se partager l’espace, et les faveurs de leurs houris. A condition, toutefois, de rester à distance l’un de l’autre : l’armistice n’est pas la paix ! Si, d’aventure, VAROUFAKIS s’approche, TSIPRAS s’éloigne prudemment, et s’en va chanter plus loin … un chant qui signifie, sans doute : “c’est toujours moi le meilleur !” En vain : même madame MERKEL n’y prête la moindre attention. Au fond, on dirait des consuls de Rome, lesquels, en théorie, exerçaient un pouvoir égal, mais dont l’un, en fait, éclipsait toujours l’autre. Alors, ils gouvernaient un jour chacun. L’exemple le plus fameux est celui de CESAR – oui, le grand JULES, qui fut aussi consul – et d’un certain BIBULUS, dont la seule notoriété est d’avoir partagé le pouvoir avec CESAR. Ce dernier, par opportunité politique, représentait les POPULARES (1), l’équivalent du parti de MELENCHON ; et BIBULUS avait été envoyé au casse-pipe par les OPTIMATES (1) – les Sarkozystes de l’époque, villas du Cap Nègre et bling-bling inclus -, peu soucieux d’exposer leur “ténors” à la vengeance de CESAR, dont les armées entouraient ROME. Aussi, quand c’était son jour de gouverner, pour entraver les propositions de CESAR tout en limitant les dégâts, BIBULUS se contentait de dire : “Alio die” (2) ? (Ne nous moquons pas : nos politiciens d’aujourd’hui formeraient une commission). Quant à TSIPRAS, il se retire dignement sur son AVENTIN, (3) en claironnant, de loin, bien planté sur ses ergots, qu’il reste le plus fort. Décidément, “nihil novi sub sole !” (4)

(1) POPULARES : “les populaires”, s’appuyant sur le peuple (y compris la populace) pour asseoir leur ambition OPTIMATES : “les excellents”, issus des vieilles et riches familles de ROME, soucieux de préserver leur suprématie Pas de BAYROU à Rome : la classe moyenne (les centristes) y est quasi inexistante

(2) alio die : un autre jour il fallait prendre les auspices avant toute décision, et il était facile de soudoyer un prêtre pour qu’il trouve des anomalies dans les entrailles des oiseaux du sacrifice. La superstition des Romains bloquait alors toute action, et les politiciens en jouaient constamment

(3) L’AVENTIN : colline de ROME où se retirait la plèbe mécontente (4) nihil novi sub sole : rien de nouveau sous le soleil

 

La liberté, mars 2016

“J’ai choisi la liberté” Ce récit de Svetlana Alliluïeva (la fille de Staline, émigrée aux U.S.A.), je suis à peu près sûr que les poules de mon cousin ne l’ont pas lu. Mais il en est une, une noire aventureuse, qui n’a rien de plus pressé, au sortir du poulailler, que de sauter pardessus la clôture, et d’aller picorer en liberté. “Plus loin, l’herbe est plus verte”. Et il est vrai qu’elle se régale : à l’abri des séductions concurrentes de Tsipras et Varoufakis, elle n’a d’autre souci que de se remplir le jabot : herbes sauvages, petits escargots jaunes, parfois un insecte malhabile ou handicapé (tel un mille-pattes qui aurait une jambe de bois). D’ordinaire, elle est seule à voler par-dessus le grillage. L’autre jour, plus persuasive que la chèvre de monsieur Seguin, elle avait entraîné une copine. Mais sans lendemain. Ici, il n’y a pas de loup. Pas encore ! Mais gare : le goupil, efflanqué par l’hiver, observe.

Quand ses petits sortiront de leur abri, réclamant leur pitance, l’aventure de la poule solitaire pourrait connaître une triste fin. Il est vrai que la liberté n’a pas de prix !

tsipras

 

Sic transit…

“Encore les Gallinacés !” Les Communes qui ont décidé de les utiliser pour éliminer leurs déchets consommables pourraient aussi, dans leur observation, trouver matière à réflexion !

C’est mon cas. Souvent, j’observe Tsipras, l’ancien sultan de la basse-cour de mon cousin, totalement dépouillé de son pouvoir (peut-être, du temps de sa splendeur, en avait-il abusé !). Toujours est-il qu’aujourd’hui, il se tient à l’écart, complètement solitaire, alors que Varoufakis caquette bruyamment, faisant l’important, comme si c’était grâce à lui que les poules pouvaient se régaler des croûtons de pain que je leur jette.

Celles-ci, d’ailleurs, ne sont pas des plus partageuses. A croire que le seul socialisme qu’elles pratiquent, c’est celui qu’on appelle, dans le sud-ouest, le “socialisme carmausin” (tout pour moi, rien pour le voisin) ! Car leurs becs acérés sont des harpons efficaces pour arracher la nourriture à l’imprévoyance de leurs voisines.

Tsipras, cependant, n’a pas abdiqué toute prétention conquérante. Je le voyais, l’autre jour, s’approcher en catimini d’une poulette un peu à l’écart pour mieux protéger son morceau de pain. Arrivé près de la poule, sans préliminaires, il se jette sur son dos et lui fait son affaire, sans que celle-ci fasse mine de s’en apercevoir. Lui qui avait régenté son harem tel le roi d’Arabie, le voir dérober un peu d’amour à une coquette indifférente et gourmande, quelle déchéance ! On comprend mieux Alceste (1), et son dépit amoureux !

(1) Alceste : héros du Misanthrope, de Molière.

 

Approches diplomatiques… mai 2016

Tsipras, l’ex-sultan de la basse-cour, ayant, semble-t-il, terminé son carême, donne l’impression de reprendre, si j’ose dire, “du poil de la bête” (d’où l’expression “avoir du poil aux pattes” ?). Toujours est-il, quoiqu’il reste marginalisé, qu’on le voit fréquemment se rapprocher d’une superbe poule blanche, bien en chair, telle la Pompadour au faîte de son charme. Cette fréquentation semble l’emplir de courage, car, même s’il reste, pour l’instant, dans les contre-allées de la basse-cour, il ne fuit plus systématiquement l’approche de Varoufakis. En stratège expérimenté, utiliserait-il l’élément féminin comme bouclier ?

…ou préparation d’un putsch ?

Ou alors, les frémissements discrets, les obscurs froissements d’ailes ne laisseraient-ils pas présager autre chose ? Et si Tsipras, profitant de l’excès de confiance de Varoufakis, amolli par l’abus des “délices de Marcou”(1), préparait un coup d’État pour reprendre le contrôle de la basse-cour ? C’est madame Merkel qui en ferait une tête : elle, dont la diplomatie est tant vantée, en aurait bien manqué en négligeant d’observer les indices du changement… Mais attendons de voir : demain est un autre jour !

(1) par imitation, à une autre échelle, des “délices de Capoue”, responsables de l’amollissement des farouches guerriers d’Hannibal.

 

La basse-cour : vers un partage du pouvoir ? juin 2016

En tous lieux et en tous domaines, l’heure est à la controverse, et aux décisions contestées, même si elles sont parfaitement légitimes, et largement majoritaires. Ce reflux de la tolérance démocratique est une marque du déclin de nos valeurs, qui fragilise notre société. Faudra-t-il aller chercher un modèle social parmi les gallinacés ? Ceux-ci deviendraient-ils plus “sages” que les hommes ?

Toujours est-il que la guerre semble s’apaiser entre Varoufakis et Tsipras. Ce dernier ose maintenant s’aventurer au milieu de la basse-cour. Un certain nombre de poules n’hésitent plus à l’approcher. Il en a même retrouvé sa voix : après plusieurs semaines de solitude et de silence, il coquerique de plus belle, mêlant le temps des coquelicots, qu’évoque sa collerette mordorée, à celui des cocoricos.

L’autre jour, j’ai assisté à un scène inédite. Je venais, comme d’habitude, d’alimenter les poules du haut de mon balcon. Tsipras était présent à la distribution. Varoufakis, comme une flèche, accourt de l’extrémité de l’enclos. Arrivé à la hauteur de Tsipras, sans arrêter sa course, il lui jette un coup d’oeil oblique, et décide que le plus urgent, c’est de s’approcher de la pitance. Et le voilà qui, comme d’habitude, appelle ses poules pour leur partager l’aubaine. Je l’observe et l’écoute du haut de mon balcon. Je l’entends qui semble leur dire :“Vous voyez ! Tout ce qui vous tombe du ciel, c’est grâce à moi que vous l’avez !” Et il ponctue sa proclamation en jetant au balcon un coup d’oeil oblique, comme s’il regardait le ciel. Décidément, on n’a que les ciels qu’on mérite !

Varoufakis est un grand communicateur. Tsipras, lui – est-ce dû à son jabot mordoré ? – la joue davantage en majesté. Il lui arrive même de se percher sur une patte, et de rester là, immobile, comme s’il prenait la pose pour un photographe d’art ou un sculpteur. Les gallinacés, eux aussi, rêveraient-ils d’éternité ?

 

La page sportive, juillet 2016

Je ne sais pas s’il existe une étude sur la musculature des gélines. En tout cas, lorsque j’observe la basse-cour qui m’est familière, je me dis que les muscles ne sont pas sans rapport avec la couleur du plumage. Quand je leur jette à manger du haut de mon balcon, les premières accourues sont les noires : lisses, effilées, elles enfournent, à grandes becquées rapides, tout ce qui leur tombe d’en haut. De bonnes pondeuses, sans doute, mais pas les meilleures à mettre au pot. Ensuite arrivent les rouges, qui ont toutes perdu leurs plumes sur le dos : les houris préférées des coqs, à cause de leur plumage de feu ? Enfin voici les blanches, majestueuses, empesées, picorant lentement, avec la gourmandise sélective des gourmets, dodues, bien en chair : sans doute les plus appropriées pour devenir les “poules farcies” de la gastronomie aveyronnaise, ou bien pour baigner, à petit feu, promettant de royales succulences, dans une cassole frémissante d’un bourgogne de dix ans d’âge !

Comme toujours, omniprésent mais inutile, Varoufakis fait son ramdam. Il mange peu, en fin de compte : vivrait-il d’amour et de l’air du temps ?

Jean MILESI

La croix de Marcou

Distance : 4,5 km

Durée à pied : 2 heures

Balisage : jaune/rouge

Difficulté: difficile

Dénivelé : 250 m

Départ/Arrivée : Marcou (D52), à 6 km de Mélagues

Une promenade surprenante avec des vues dans toutes les directions ! Bien que le temps de marche soit court, il faut un randonneur expérimenté, le trajet est assez raide.

Garez la voiture aux maisons de Marcou. Empruntez la piste à côté des jeux d’enfants et suivez cette route pendant 900 mètres jusqu’au Col de Marcou, où plusieurs chemins se réunissent. marchez tout droit en suivant le panneau ’la croix de Marcou’ et suivez les traces jaunes.

Après 80 mètres, vous pouvez suivre les traces sur une montée très raide, en haut prenez à gauche (si vous suivez la route, vous arriverez au même point et ce sera moins raide). Suivez jusqu’à ce que vous atteignez le Col de la Bacoune, où sont des poteaux électriques. Continuez votre chemin, passez la barrière pour arriver sur les pentes de la montagne où vous voyez déjà la croix de Marcou.

Profitez de la belle vue dans toutes les directions ! Remarquez dans le Nord/Est le Mont Aigoual, dans le Sud la Méditerranée avec le Mont Saint-Clair de Sète, et dans le Sud/Ouest, vous avez une vue sur les Pyrénées. Ici on peut trouvez un géo-cache.

Suivez le marqueur jaune et descendez de l’autre côté par un chemin très raide plein de pierres. Vous regardez à votre gauche tout en dessous la ferme Marcounet. Après une descente difficile vers d’énormes rochers vous la marque “M avec une flèche vers la gauche”, peints en rouge sur une pierre au sol. Ne suivez plus le marqueur jaune ! Prenez ici le petit chemin qui mène à Marcounet, passez devant la maison et suivez le chemin large vers la droite, puis à gauche. Ignorez les traces jaunes, les poteaux verts et suivez la route qui mène à la D52 goudronnée. Tournez à gauche, montez pour retrouver, après 650 m, les maisons de Marcou.

plan-marcou

La boucle du Berthalays

Cette belle promenade vous mène à travers des sentiers pittoresques du coin le plus au sud de l’Aveyron. En chemin, vous avez des vues magnifiques sur les Monts d’Orb. Admirez la chapelle St Maurice ; vous pouvez demander la clé à la ferme de Cartayrade.

Distance : 6,7 km

Durée au pied : 2 heures 30

Balisé : jaune, orange (partiel)

Départ/Arrivée : La chapelle St Maurice de Cartayrade

Garez votre voiture au-dessous la ferme et descendez jusqu’à la chapelle St Maurice. Tournez à gauche (suivez le balisage jaune) ; après environ 100 m prenez le chemin sur la droite. Après 300 m sur la gauche, caché entre les arbres, vous pouvez voir un ruine. Au croisement prenez à droite ; après 300 m sur la droite, cachée par les clématites une autre ruine.

Après quelques minutes empruntez une petite piste à droite : elle est assez raide ! Suivez les traits jaunes environ 1 km. Au bout de la piste il y a un poteau indicateur, tournez à gauche et suivez ce chemin de terre. A la barrière ne suivez pas le trait jaune (grande randonnée 20 km) mais montez sur la droite et continuez en suivant les traits oranges. Admirez le paysage et les panoramas magnifiques.

Au croisement prenez à droite et à 300 m passez la rivière à gué puis une grange vide. Après 400 m vous arrivez à la ferme ’Le Berthalays’ ; tournez à droite en épingle au 1er poteau indicateur, descendez 50 m jusqu’au 2e poteau indicateur et continuez légèrement sur votre gauche jusqu’au chemin entre les arbres à 100 m en suivant de nouveau le balisage jaune.

Au bout de la piste, tournez à gauche dans le chemin et après 50 m encore sur votre gauche jusqu’à la route goudronnée. A la route tournez à droite et continuez pour retrouver la chapelle.plan-berthalays

Le mirador et le lac de Rascas

Cette randonnée aventureuse vous offre des vues magnifiques sur les montagnes de l’Aveyron et de l’Hérault depuis le mirador de O.N.F. Vous passez à la maison forestière du Cayla et il faut chercher votre chemin au Lac de Rascas (réserve d’eau D.F.C.I.).

Distance : 11 km

Durée à pied : 4 heures

Balisé : orange/jaune (partiel)

Difficulté : difficile

Dénivelé : 650 m

Départ/Arrivée : la mairie de Mélagues

Départ de la mairie de Mélagues. Suivre le D52 au sud/est pendant 1 km. Après le pont en pierre, emprunter un sentier à droite qui descend au ruisseau le Thalis. Continuer et traverser le ruisseau par un petit pont en bois. Remonter au bord d’un petit ruisseau à sec, au bout prendre le chemin à droite ; au bifurcation prendre à gauche et atteindre la maison forestière du Cayla.

Vous pouvez vous désaltérer au robinet extérieur.

Après la maison tourner à gauche et continuer jusqu’à la bifurcation et emprunter le chemin à droite. Après 300 m tourner à gauche ; monter et prendre le premier chemin à droite. Au carrefour prendre le premier à droite et suivre ce chemin en ignorant les chemins à gauche, jusqu’au Mirador. Malheureusement il est en mauvais état. Réparation est prévu.

D’ici vous avez des vues magnifiques sur les montagnes de l’Aveyron et de l’Hérault.

Continuer, trouver votre chemin au Lac de Rascas en direction sud/est. Là-bas, suivre la rive gauche du lac et suivre le ruisseau de Rascas. A la bifurcation, tourner à droite et puis, après un petit km à gauche.

Tourner à droite et suivre les traces jaunes ; à la route goudronné prendre à droite, descendre jusqu’au D52 pour retrouver la mairie de Mélagues.plan-mirador

Le ravin de Fanjaud

Randonnée agréable,admirer flore, faune remarquables au travers de chemins et sentiers montagnards, respirer la bonne odeur de ces plantes sauvages, qui parsèment le parcours.

Distance : 7,5 km

Durée à pied : 3 heures

Balisé : bleu

Difficulté : moyenne

Dénivelé : 300 m

Départ/Arrivée : la mairie de Mélagues

Départ de la mairie de Mélagues. Suivre la D52 au nord/ouest ; à la vierge tourner à droite. Suivre les traces bleues.

Après tourner à gauche, continuer sur ce sentier, appelé ’la Caral’, pendant 2 km ; à mi-chemin admirer la croix en fer à votre gauche.

A la bifurcation, prendre à gauche, continuer jusqu’à la ferme de Fanjaud, et prendre à gauche en suivant les traces bleues. Entrer dans la ferme, monter jusqu’à la dernière maison d’habitation que vous laisserez à votre gauche ; continuer sur le chemin, prendre ensuite le chemin qui oblique à gauche et descendre jusqu’au ravin de Fanjaud. Après une demi-heure de descente raide arriver à la rivière Nuéjouls, à sec l’été. remonter à la D52 qui vous ramènera à Mélagues en la prenant à gauche.

plan-fanjaud

La Tourelle

Dans les années 50 le quil (la tourelle) a été construite par le berger Léon Gastines, qui gardait le troupeau de brebis des Planquettes sur toute cette lande. Tout en surveillant son troupeau, pierre par pierre, au fur et à mesure, au fil des jours, des semaines la tourelle a pris forme, est devenue un joli petit monument.

Distance : 8 km

Durée à pied : 3 heures

Balisé : jaune, bleu (partiel)

Difficulté : difficile

Dénivelé : 420 m

Départ/Arrivée : la mairie de Mélagues

Départ de la mairie de Mélagues. Suivre la D52 au nord/ouest, à la vierge tourner à droite. Suivre les traces jaunes. Au poteau indicateur, prendre à droite (ne suivre pas les bleus !). Monter ce chemin des écoliers, suivre le petit ruisseau en amont. Après avoir fermé la barrière, remonter, traverser le forêt en face, vous trouverez le poteau indicateur, suivre les traces jaunes jusqu’aux les Planquettes. Traverser ce hameau ; à la route goudronnée prendre à droite, emprunter un chemin à gauche et monter en suivant les traces bleues.

Vous aurez une belle vue sur la ferme Méjanel, un peu plus loin sur la maison forestière du Cayla. Attention aux cultures ; refermer les clôtures s.v.p.

Après 1,6 km, prendre à gauche un chemin raide.

Au sommet, admirer la vue sur les Planquettes et plus loin Cayourtes.

Au sommet entrer dans les sapins à votre droite, atteindre la tourelle, ’le quil’. Reprendre le même chemin pour le retour. En bas sur la route, tourner à gauche. Au sommet, à l’embranchement du chemin, prendre à gauche en continuer tout droit.

Au lacet admirer la vue panoramique sur les montagnes de l’Hérault et le hameau de Serviès.

Arriver à la route goudronné, où vous retrouverez les traces jaunes ; là prendre à gauche. Un peu plus loin emprunter le sentier bordé de buis, qui descend. Bien suivre les traces jaunes, car le sentier n’est pas visible partout.

Arriver aux Planquettes par un sentier très joli. Descendre à gauche par la route goudronné. (Attention à ne pas remonter vers la tourelle !) En fin de parcours tourner à droite, retrouver la mairie de Mélagues.

plan-tourelle

L’Arboretum du Cayla

Admirer les belles vues sur les fermes de Mélagues pendant cette petite randonnée. Passer derrière la maison forestière. Visiter l’Artoretum, planté par les élèves du coin ! Retrouver Mélagues par le petit pont en bois.

Distance : 6 km

Durée à pied : 2 heures

Difficulté : facile

Balisé : jaune et bleu (partiel)

Dénivelé : 250 m

Départ/Arrivée : la mairie de Mélagues 

Départ de la mairie de Mélagues. Suivre la D52 au sud/est, jusqu’au pont sur le ruisseau le Thalis. Franchir le pont pour emprunter la route, balisée jaune. Laisser la Bonellerie à votre droite, continuer. Quitter la route au bout de 1 km 1/2 pour prendre à gauche en épingle une piste forestière en suivant les traces jaunes.

Après 500 m d’une montée légère, au carrefour prendre à gauche la piste, balisée bleu et suivre cette allée forestière pendant un quart d’heure.

Admirer la belle vue sur le hameau Les Planquettes de l’autre côté de la vallée, avant d’arriver à la maison forestière Le Cayla.

Vous pouvez vous désaltérer au robinet extérieur.

Passer derrière la maison, emprunter un sentier qui descend fortement. A la bifurcation prendre à droite. Au ruisseau, à sec l’été, le longer. Traverser le ruisseau le Thalis par un petit pont en bois et retrouver la route D52.

Tourner à gauche en descente et retrouver la mairie de Mélagues.plan-cayla

La Vayssède et le gué du Thalis

Petite randonnée facile, permettant d’admirer les environs de Mélagues dans un cadre sauvage et rupestre. Passer à la ferme de la Vayssède, retrouver le village en passant à gué le confluent Thalis Nuéjouls.

Distance : 5 km

Durée à pied : 1 h 30

Balisé : rouge et jaune (partiel)

Difficulté : facile

Dénivelé : 206 m

Départ/Arrivée : la mairie de Mélagues

Départ de la mairie de Mélagues. Suivre la D52 au sud/est, jusqu’au pont sur le ruisseau le Thalis. Prendre à droite, franchir le pont pour emprunter la route, balisée jaune. Laisser la Bonellerie à votre droite et continuer.

A 400 m prendre à droite une piste ’le chemin de Noël’. Suivre les traces bleues. Arriver à la Nuéjouls (souvent à sec), la suivre en longeant le champ. Attention aux cultures !

A la passerelle prendre à droite, monter jusqu’à la ferme la Vayssède. Traverser la ferme sur la droite, prendre le chemin près du chenil. Au champ, emprunter à droite le chemin bordé de buis, qui descend assez rapidement vers le confluent des deux rivières (Thalis-Nuéjouls).

Le gué est souvent franchissable sans se déchausser.

Remonter vers la route de Mélagues, la prendre à droite. Dans 600 m retrouver la mairie de Mélagues.

plan-vayssede

La boucle du Mont Méla

Cette petite randonnée variée vous offre des belles vues sur les montagnes autour de Mélagues. Vous montez par la Caral, passez par les fermes de Cayourtes et des Planquettes et retrouvez Mélagues par le sentier que les enfants empruntaient dans le passé pour aller à l’école.

Distance : 5 km

Durée à pied : 2 heures

Difficulté : facile

Dénivelé : 221 m

Départ/Arrivée : la mairie de Mélagues

Départ de la mairie de Mélagues. Suivre la D52 au nord/ouest, après la vierge tourner à droite. Suivre les traces bleues. Après tourner à gauche, continuer sur ce sentier, appelé “la Caral”, pendant 2 km ; à mi-chemin admirer la croix en fer à votre gauche.

A la bifurcation, tourner à droite en quittant le balisage bleu. Laisser les maisons de Cayourtes à votre gauche et continuer. Traverser le ravin de Cayourtes et le ruisseau des Fragues.

Après 2 km arriver aux Planquettes-hautes ; à la bifurcation, tourner à droite. Aux Planquettes, tourner à droite et traverser ce petit hameau. Suivre les marques jaunes pour redescendre à Mélagues. Dès que vous aurez trouvé le petit ruisseau suivez-le et poursuivez par le sentier des écoliers.

Rester à gauche et retrouver la mairie de Mélagues.

plan-mont-mela

Concert « Les Baladins de la Placette »

En cette période festive, c’est une joie, pour tous les auditeurs, de retrouver les chants de Noël qui ont émerveillé notre enfance. C’est ce qu’a su faire magistralement, le samedi 17 décembre à 16 heures, la chorale “Les Baladins de la Placette”, à l’occasion du concert qu’elle a donné dans l’église de St-Pierre-des-Cats (commune de MELAGUES). Composée d’un petit nombre d’éléments, sur une base familiale, cette chorale a su enchaîner magistralement les Noëls classiques du répertoire français et européen, enrichis de morceaux célèbres, tels “la Nuit” de Rameau ou le “Signore delle cime”, un classique du répertoire italien.

Signe particulier : tous les éléments de cette chorale sont capables, et avec quel brio !, de chanter en duo ou en solo. Citons seulement les “Ave Maria” de Schubert et de Gounod, ou le “Minuit, chrétiens” qui ne manquait jamais d’ouvrir la célébration des trois messes de la Nuit de Noël : tradition prestigieuse que tous ceux qui l’ont vécue ont retrouvée avec émotion.

Discrète, cette chorale, qui existe depuis plus d’une décennie, mérite d’être découverte, ou retrouvée. Rendez-vous de principe est pris pour un nouveau concert à MELAGUES, qui, avec un autre répertoire, ravira les auditeurs, comme c’était le cas samedi, dans l’atmosphère recueillie de cette attente de la Nativité.

Contacts  :

Armand PIONA, le POUGET, 12430 AYSSENES

Tél : 0565743641

Email : lesbaladinsdelaplacette@wanadoo.fr

Histoire

On peut considérer que Mélagues connaît son apogée durant le XIXème siècle. A l’époque, la commune englobait les villages de Tauriac et Arnac séparés en 1872 et comptait environ 2000 habitants.

melagues-passage-du-boucher Les commerces foisonnaient également avec pas moins de trois hôtels-restaurants, deux laiteries mais aussi des commerçants ambulants (deux épiciers, un boucher, deux boulangers et un marchand de fruits et légumes). La commune avait son propre prêtre qui dirigeait les offices ainsi qu’une école avec une classe de garçons et une de filles. La fonction religieuse rythmait la vie du village, notamment avec la messe du dimanche.
Les exploitations agricoles étaient environ au nombre de trente. Elles étaient assez petites et pouvaient s’étendre sur une dizaine d’hectares avec un petit troupeau de brebis, un lopin de terre, un jardin potager auxquels venaient s’annexer les terrains communaux.

Les machines agricoles étaient encore rudimentaires. On utilisait la faux pour le melagues-ramassage-du-foin-a-la-fourchefoin, la faucille pour les céréales et on battait le grain avec un fléau. Les travaux étaient assistés par un attelage de bœufs ou de vaches. Par exemple, la ferme de Marcou était considérée comme relativement grande puisqu’elle s’étendait sur une trentaine d’hectares, sans compter les terrains communaux et le bois. De plus, elle comptait un troupeau de vaches, et un de brebis, autre preuve de richesse.

Pour les travaux exigeant une importante main d’œuvre comme la fenaison ou le battage, on faisait appel à des journaliers qui venaient de petits villages du nord de l’Hérault. On les payait rarement en argent. En échange de leur travail, ils se voyaient offrir quelques sacs de blé ou de pommes de terre.

Cette économie de troc avec l’Hérault s’effectuait aussi pour les produits agricoles de la montagne que l’on échangeait contre le vin ou le charbon du bassin houiller de Graissessac. En effet, les rapports marchands étaient beaucoup moins fréquents qu’aujourd’hui.

Mairie

mairie-de-melagues

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Bourg, 12360 Mélagues

tél : 0565995303

fax : 0565995348

commune.melagues@gmail.com

Permanences de la Mairie :

Sylviane ALINAT, secrétaire : le mardi de 10h à 14h en continu.

Jean MILESI, maire : le samedi de 15h à 17h : A noter : en raison des obligations ponctuelles du maire et conseiller général, les permanences du samedi peuvent ne pas être assurées. En cas d’urgence, laisser un message sur le répondeur de Jean MILESI, au 0565995176