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Le temps

Novembre : le mois le plus mélancolique de l’année. Les jours sont brefs et souvent sombres, leur durée invariablement orientée à la baisse. Le soleil se fait parcimonieux, et même quand il est présent, il donne l’impression de n’avoir plus de réserves de combustible dans ses soutes à charbon ni ses cuves de fioul. C’est sans doute pourquoi il s’ingénie à vider les nôtres, car nous devons compenser son manque de chaleur. D’autant plus que les frimas arrivent, portés par le vent du nord-ouest, avec des températures nocturnes à peine supérieures à zéro, et inférieures à 10 au plus fort de la journée. Pluie et neige mêlent souvent leurs averses. C’était la pleine lune le vendredi 23 novembre. Quand elle était visible à travers les nuages, elle offrait au regard la face rougeaude et congestionnée d’une malade travaillée par la fièvre. Comme si, dans les hauteurs où elle habite, une sorte d’épidémie stratosphérique pouvait encore l’atteindre. Décembre n’est souvent pas plus clément : mais les perspectives sont autres. Car le balancier des jours va repartir dans l’autre sens : cela change tout !

Dernier conseil municipal de l’année

Il s’est tenu le samedi 24 novembre à 16 heures. Deux conseillères étaient absentes, ce qui déséquilibrait l’égalité habituelle, au détriment de l’élément féminin : Francette GEYSSE, excusée, et Céline CAYREL, qui avait donné procuration au maire adjoint, Joël RAMONDENC.

Le conseil a évoqué l’avant-projet culturel et patrimonial, dont il souhaite marquer sa dernière année de plein exercice. D’abord, par la création de vitraux pour l’église de St-Pierre-des-Cats : l’esquisse, présentée par une créatrice aveyronnaise, et déjà approuvée par la population de St-Pierre, a été acceptée à l’unanimité. Elle offre la déclinaison d’un dessin original, fluide et lumineux, qui s’accordera parfaitement avec le style dépouillé de cette magnifique église.

Ensuite, par le remplacement, à Mélagues, de l’actuelle statue de plâtre, située face au robinet public, et qui tombe en ruines, par une sculpture en granit du Sidobre, œuvre d’art qui resterait unique, et enrichirait notre commune d’un élément patrimonial tout à fait original. Pour cette réalisation, le Conseil a demandé

un complément d’information, et la décision définitive a été reportée en janvier prochain.

Cette sculpture n’aura pas de connotation religieuse exclusive. Elle représentera « la mère et l’enfant », une valeur universelle s’il en est. Et le granit du Sidobre se marierait très harmonieusement avec la pierre dont est faite la croix du XVIème siècle, qui lui serait voisine.

Le vent souffle où il veut

Nous avons reçu, la semaine du 19 novembre, le résultat officiel du recours en Conseil d’État contre le plus ancien de nos deux projets éoliens, celui de la société ARKOLIA, partagé avec la commune d’ARNAC : 5 éoliennes sur celle-ci, déjà purgées de tout recours, et 14 sur MELAGUES, pour lesquelles c’était « la dernière marche ». Le Conseil d’État a débouté l’ultime opposant. Le projet est donc réalisable, car il n’y a pas d’autre recours possible. C’est aussi un soulagement pour la commune d’ARNAC, car le blocage de nos 14 éoliennes dissuadait les opérateurs de tout début de construction.

Sur l’agenda du maire

Le 13 novembre, j’ai participé, à NANT, à une rencontre thématique du « Parlement de la Montagne », initié par la Région( et ouvert à tous). Le thème de la journée était : « Comment rendre sensible l’attractivité de la montagne auprès de l’ensemble de la population ? » Le chantier de réflexion est ouvert. Un programme d’actions est en cours d’élaboration, pour être mis en œuvre dès 2019.

Le 20 novembre, le sous-préfet, ayant pris connaissance de mes recherches sur l’émigration féminine d’Europe de l’Est à Mélagues, m’a invité à MILLAU, pour participer à la journée d’information sur les violences faites aux femmes. Ces violences ne sont pas seulement physiques. Par exemple, à Mélagues( et ailleurs!), existait la pratique, pour les hommes, de voter systématiquement à la place de leur femme, soit en leur préparant le bulletin à la maison, soit en votant carrément deux fois à la mairie, en toute illégalité. Et cela ne concernait pas que les femmes immigrées. Ces pratiques n’ont cessé, à Mélagues, qu’en 1977.

Pendant cette journée, j’ai eu l’excellente surprise de retrouver deux anciens élèves du lycée René GOSSE, à CLERMONT L’HERAULT : Aurélie BREGUIER, directrice du « Centre départemental d’information sur les droits des femmes et des familles »( dont le siège est à RODEZ), et Stéphan BENEZECH, juriste du même organisme. Ce dernier m’a dit combien les leçons de latin que j’avais données à sa classe lui avaient été utiles dans sa profession. Le droit français est en effet d’origine latine, et les formules de base des principales lois sont aussi énoncées en latin, pour se rattacher à une très ancienne tradition. Cette rencontre d’anciens élèves fait écho à une autre, survenue il y a quelques années, au MAROC. S’y ajoutent les contacts que j’ai pu nouer en ARGENTINE, en ROUMANIE, en ITALIE… et la présence de Catherine REGY, une ancienne élève du lycée LAPEROUSE d’ALBI, en fonction à la Préfecture de l’Aveyron.

On se sent moins seul dans ce monde qui, trop souvent, ne nous offre qu’un visage stupide et violent.

« Les Boutons d’Or »

Il va de soi que je ne saurais avoir la moindre sympathie pour des gens qui choisissent, par principe, de porter atteinte aux libertés de leurs concitoyens, en particulier celle de se déplacer, qui est fondamentale, pour défendre des revendications catégorielles qui ne sont pas représentatives d’une démarche majoritaire. Au surplus, qui sont-ils ? Qui les a mandatés ? Sont-ils capables de contenir leurs partisans, pour éviter l’inflation d’une violence aussi gratuite que systématique ?

Et que signifie ce choix du gilet jaune, le même que le code de la route nous demande d’enfiler, quand notre véhicule est en panne ? Serait-ce l’expression inconsciente de la panne de leurs idées ?

D’un autre côté, le gouvernement n’est-il pas provocateur, prévoyant d’alourdir encore des taxes sur le carburant qui dépassent déjà les 50 % du prix à la pompe ?

Et notre malheureux pays est-il éternellement condamné à être pris en tenaille entre la rigidité des uns, et les réactions épidermiques des autres ?

Décidément, le sens du dialogue se perd. Plus on « communique », moins on se parle. Et qui dira les ravages, sur les esprits faibles, de ces pseudo- « réseaux sociaux » qui ne sont que la tribune permanente des excités et des « grandes gueules » de tout poil ?

J’en viens à rêver d’une panne gigantesque d’Internet, qui nous mettrait face à face avec nous- mêmes, et nous obligerait de réapprendre à réfléchir avant de parler…

Vérités et mensonges

Le ministre DARMANIN- que d’aucuns surnomment « DARMALIN »- a écrit à notre député, pour lui dire qu’il avait sauvé la trésorerie de BELMONT. Soit ! Mais sa lettre recèle un passage à déguster avec gourmandise. Le voici : « Ce principe[ de déconcentration de proximité] vise à redistribuer l’implantation du réseau [ de la direction générale des Finances publiques]… des métropoles et chefs-lieux de départements vers les zones plus rurales, en veillant à préserver la meilleure accessibilité des services publics pour nos concitoyens ».

Et voilà ! Vous avez bien compris. Ainsi, St-Affrique est plus accessible que Belmont, Rodez que Millau, et ainsi de suite. Par ailleurs, en début de mois, appelant le numéro direct d’un service de la Sous-Préfecture, c’est Rodez qui m’a répondu. Étonnement de ma part. La standardiste de la Préfecture m’a appris que désormais, le standard des services de l’État était centralisé à Rodez.

Car les sous-préfectures ayant perdu beaucoup de leurs prérogatives, les numéros dédiés de nombreux services étaient en cours de suppression. Or, j’avais appelé le numéro direct du secrétariat particulier de la sous-préfecture : et c’est Rodez qui me l’a passé.

Encore un mot sur la lettre de DARMANIN : « J’ai personnellement décidé de ne pas fermer la trésorerie de Rance et Rougiers ». « Personnellement » : or, quelle est la durée de vie d’une fonction ministérielle ? Trois ans, c’est déjà un bail. Donc, quand DARMANIN partira … C.Q.F.D !

Maria la Yougoslave

Son histoire est tellement exemplaire du destin de son pays qu’elle mérite d’être rappelée.

Tant que Tito était à sa tète, la mosaïque de nations qui constituait la Yougoslavie ne s’était pas disloquée. L’ensemble de six nationalités : Slovénie, Croatie, Serbie, Monténégro, Kosovo, Bosnie-Herzégovine, présentait un semblant d’unité, malgré la coexistence forcée de trois religions : catholique (Slovènes et Croates), orthodoxe (Serbes), musulmane (Bosnie, Kosovo). En outre, plusieurs de ces pays comptaient d’importantes minorités ethniques et religieuses.

L’ensemble tenait debout, en apparence, grâce à la politique de non-alignement qu’avait choisie Tito (ni pro-soviétique, ni pro-américaine), grâce aussi au fait que le pays n’avait pas à subir de graves pénuries.

De plus, pour mieux cimenter cette unité, Tito avait imposé, comme langue officielle, le serbo-croate, composé d’un dosage des deux langues principales.

Avec Maria, nous sommes allés en Yougoslavie à 4 reprises, entre 1979 et 1985 (tous les deux ans). Lors du premier voyage, Tito était encore là : le pays semblait en paix, essayant de développer un embryon d’industrie, notamment en Slovénie, la république la plus riche : appareils ménagers, automobiles (la fameuse petite Yougo, déclinaison de la Fiat 500).

Tito est mort en 1980. Lors de notre voyage suivant, en 81, notre horaire a voulu que nous déjeunions en Slovénie. Et Maria s’est aperçue qu’elle ne comprenait pas cette langue. Ce qui dénotait le début de la fin de la langue commune, le serbo-croate, et le retour des langues régionales (ici, le slovène, très différent).

Nos voyages suivants montraient le délitement accéléré de l’unité fédérale. Car les contentieux étaient importants : économiques (la Slovénie étant plus performante que les autres républiques), religieux (catholiques et orthodoxes), politiques, résultant de la guerre mondiale. Car les Croates avaient pris le parti d’Hitler, celui-ci ayant créé un État fantoche mené par les Oustachis, hommes de main et tortionnaires, alors que la Serbie était animée par de multiples réseaux de résistance, les “partizans”, dont avait fait partie le frère de Maria. Celui-ci, incorporé dans l’armée régulière après la victoire, nous montrait avec fierté les monuments élevés dans tout le pays, à la mémoire des résistants morts au combat.

Or, Maria et sa famille étaient d’origine serbe, et de religion orthodoxe. Pour leur malheur, ils habitaient une province de Croatie, peuplée de Serbes : la KRAJINA. Quand la guerre éclata, en 1991, entre la Croatie et la Serbie, les Serbes de KRAJINA refusèrent la nationalité croate. Ceux-ci les expulsèrent manu militari, si bien que la famille de Maria dut quitter sa ferme en abandonnant tout : la terre, la maison, le cheptel, pour se réfugier en Serbie. Vainqueurs militairement, à l’issue d’une guerre qui dura jusqu’en 1995, les Croates pratiquèrent une impitoyable épuration ethnique. Maria apprit avec désespoir ces tristes événements. Elle reçut en France, deux ou trois fois, son frère et sa belle-sœur, qui habitaient en Slovénie. Mais elle ne put jamais rétablir un contact direct avec ses neveux et petits-neveux. Elle apprit, par ses visiteurs, que la République de Serbie avait donné quelques lopins de terre aux réfugiés de KRAJINA – une aumône, loin de compenser tout ce qu’ils avaient perdu. On connaît, par ailleurs, toute la cruauté des guerres inter-ethniques qui ont déchiré la Yougoslavie de Tito. Aujourd’hui, une paix fragile est revenue dans la région. La Slovénie et la Croatie font partie de la Communauté européenne. Trois nouveaux États ont émergé : le Monténégro et le Kosovo, qui se sont détachés de la Serbie, et la Macédoine, dont la Grèce peine à reconnaître le nom. Car c’était le pays d’Alexandre le Grand, qui fédéra son propre royaume avec les cités de la Grèce pour partir à la conquête du monde. La Grèce fut le premier objet de ses conquêtes, mais elle ne lui en tient pas rigueur !

Tribune

Jean LASSALLE vient de publier dans l’hebdomadaire MARIANNE( numéro du 23 au 29 novembre 2018) une tribune intitulée « Adieu, monsieur le maire ». Je vous la donne à lire, car elle traduit avec exactitude la réalité politique qui est la nôtre.

Depuis des années et maintenant sous nos yeux, de jour en jour se joue un drame dans le théâtre d’ombres qu’est devenu notre système politique : la mort du maire.

Des centaines d’entre eux démissionnent et brûlent leur écharpe. Leur sentiment d’impuissance est devenu insupportable. Une démission immédiate ou différée, la moitié des maires envisageant de ne pas se représenter aux élections de 2020, d’après une enquête du Centre d’études de la vie politique française( Cevipof).

Ce phénomène a des origines économiques, avec une raréfaction des recettes et la baisse de la dotation globale de fonctionnement, mais aussi des causes structurelles, avec le développement des intercommunalités, davantage subies que choisies. Enfin, comment ignorer le mépris dont font l’objet les maires des petites communes et les maires ruraux ? Dernier exemple en date avec le Congrès des maires de France qui se tenait à Paris du 20 au 22 novembre. A l’heure où j’écris ces lignes, l’Élysée confirme que le président ne s’y rendra pas, contrairement aux engagements qu’il avait pris en 2017. Comment interpréter ce signal, sinon comme l’abandon des maires du quotidien, que d’aucuns qualifieront de « petits » maires (les mêmes qui me cantonnaient à mon étiquette de « petit » candidat à la présidentielle) ? A ce dédain se mêle néanmoins une peur certaine de se retrouver confronté à des milliers de maires.

Le maire représente, en effet, la dernière figure politique à pouvoir tenter d’influencer le réel de nos concitoyens. Dans mon livre Un berger à l’Élysée, j’évoquais « 36000 sentinelles encore debout, avec leurs centaines de milliers de conseillers municipaux bénévoles élus au suffrage universel, pour veiller sur la France toute entière, et assurer ce qui reste de sa relation sociale et humaine ». De nombreuses sentinelles ont depuis rendu les armes face au manque de moyens qui les place dans des situations intenables. Pour paraphraser mon ami Hugues Aufray, je dirais que nous sommes en train d’écrire une bien triste chanson dont les paroles seraient : «  Adieu, monsieur le Maire, on ne vous oubliera jamais. »

Nos concitoyens doivent réaliser que le quotidien d’un maire de petite commune s’apparente plus à un sacerdoce qu’à une succession de cocktails mondains. Il est marqué par des prises de décision difficiles, des arbitrages budgétaires aux conséquences immédiatement perceptibles et un contact direct avec les difficultés de ses administrés. L’enrichissement n’est même plus humain et en aucun cas pécuniaire, avec la faible indemnité dont il bénéficie. Pour résister, le maire doit être ancré dans son territoire et solide comme un roc. A l’opposé d’une France hors sol où la loi du marché régirait tous les rapports, qu’ils soient économiques, politiques ou humains. Ce maillage de solidarité représente un de nos trésors, une originalité qui constitue notre identité singulière, et a toujours fait notre force et enrichi notre culture démocratique. Cette richesse ne doit pas être sacrifiée au nom d’un prétendu petit surcroît de rationalité technocratique et budgétaire.

Au travers de la question des maires se pose évidemment la question des fermetures des services publics dans cette « France périphérique », théorisée par Christophe Guilluy, où domine un sentiment d’abandon, de perte de sens et de repères, que ce soit pour les élus ou tous les citoyens. Le maire et son équipe représentent bien souvent la dernière figure à laquelle se raccrocher. Pour les maires, parler fait partie du quotidien, écouter tient de l’art.

Comment expliquer à une femme sur le point d’accoucher qu’il est normal qu’elle fasse deux heures et demie de route ? Il faut croire que la rationalité budgétaire a des raisons que la raison ignore. Partout sur le territoire, le même scénario mortifère de fermetures des maternités et hôpitaux de proximité : à Oloron-Sainte-Marie, Saint-Claude, Remiremont, Le Blanc… La liste s’allongera sans doute encore sans que les appels au secours des soignants et de la population soient entendus.

En quoi cette évolution serait-elle rationnelle ? On nous culpabilise avec nos 36 000 communes, or le coût de cette organisation était maîtrisé. Comme l’affirmait François Mitterand, on possédait le seul modèle fonctionnant avec 1 million de bénévoles, et 1 million de bénévoles supplémentaires prêts à remplacer les premiers ! Cette transformation est liée à la volonté de la nouvelle dictature qui s’est imposée à nous, car, si l’État a entrepris ces évolutions, c’est tout simplement qu’il n’a plus de moyens !

Les spéculateurs apatrides étant toujours à la recherche de gains éphémères, au service de leurs propres intérêts, jamais de ceux d’une commune ou d’un pays. Pendant longtemps, les représentants ont lutté pour conserver notre modèle. La mort de la démocratie locale a finalement été méticuleusement programmée par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, puis exécutée par François Hollande et Manuel Valls, avec le triptyque des lois Notre, Maptam et Régions. Derniers clous enfoncés dans le cercueil de la démocratie locale. Des hauts fonctionnaires et préfets fossoyeurs et aux ordres achèveront le travail.

Ces lois ont brisé le lien ancien qui unit les hommes au territoire, car qu’est la commune si ce n’est la rencontre si cruciale d’un homme et du territoire, d’un homme et de sa terre ? Nous devrions abolir ces lois insensées et rendre leurs pouvoirs aux deux institutions où se joue la démocratie et pour lesquelles le citoyen s’engage viscéralement : la république et les communes.

Le terme « communes » dit magnifiquement le souci d’agir à l’échelle que l’on voit et où l’on vit, où chacun se sent directement concerné par les détails de la vie quotidienne. La commune doit donc retrouver sa liberté de décision sur tous les sujets d’intérêt local – ce qu’on appelle la clause de compétence générale. Les communes doivent être libres de se rassembler si elles le souhaitent, d’organiser des communautés de communes à taille humaine, dont le président serait élu par l’ensemble des maires les composant.

La question de la démocratie locale est enfin intrinsèquement liée à celle de l’espace public et du patrimoine communal. Après avoir mis à mort les paysans, on s’attaque désormais aux maires. Sans les maires et les paysans, qui entretiendra les paysages qui ont fait de la France vue d’avion cet incroyable jardin Le Nôtre ? Regardez-le bien, il disparaîtra bientôt. On a beaucoup évoqué le suicide des agriculteurs, nous assistons aujourd’hui au suicide politique massif des maires qui, dans quelques mois, mettront eux aussi fin à leurs jours.

Je profite de ces pages pour rendre hommage à tous ceux qui, chaque jour, donnent ou ont donné un peu d’eux-mêmes pour que la France reste cette douce France. Cette France des préaux des écoles où résonnent les cris des enfants, des frontons des mairies arborant notre devise nationale, des bals du 14 juillet avec leurs guirlandes multicolores, des cafés où l’on refait le monde, que ce soit à Paris ou dans les villages les plus isolés. Cette France qui ne doit pas céder à la tentation du manichéisme. Cette France qui a droit au réenchantement de son destin”.

Nos disparus du mois de novembre

Bernard TUAUX, qui avait une maison à Rials, est décédé le 12 novembre à Anderlecht (Belgique). Il était âgé de 62 ans. Il avait eu des problèmes cardiaques, et avait bénéficié d’une greffe du cœur début 2018.

A son épouse Annick et à ses enfants et petits-enfants, nous présentons nos plus sincères condoléances.

Nous avons appris aussi le décès de la maman de Fernande SINGER à l’âge de 105 ans, ce qui faisait d’elle une doyenne des populations de notre région. Elle était hébergée à la maison de retraite de Brusque. Nous assurons notre collègue et amie Fernande de toute notre affection dans cette épreuve.